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Vendredi 3 février 2006
Par renover.maintenant 21
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Dimanche 19 février 2006

Le leader de "Rénover maintenant" a appelé samedi la jeunesse à "organiser la résistance" contre la précarité.Le député PS de Saône-et-Loire, qui clôturait à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) un atelier démocratique sur "Avoir 30 ans", a lancé qu'au lieu d'accepter "l'ordre de l'extérieur comme une fatalité", "la jeunesse doit "organiser la résistance à la déferlante ultra-libérale".

A propos du CPE, il s'en est pris avec ironie à la présidente du Medef Laurence Parisot, qui a déclaré le mois dernier: "la vie, la santé, l'amour sont  précaires. Pourquoi le droit du travail ne le serait-il pas ?"   "Répondons-lui" qu'il n'est pas inscrit "dans l'histoire de l'humanité -l'histoire de la lutte contre la précarité- que nous serions obligés de retourner à la cueillette des baies de  genièvre, à la chasse plutôt qu'à l'élevage, et que nous soyons obligés de mourir à 30 ans", a affirmé Arnaud Montebourg.

Par ailleurs, le député de la Bresse a préconisé "un plan d'embauches publiques" pour les jeunes alors que se profilent "des départs massifs à la retraite dans la fonction publique".M.Montebourg a également brocardé le système politique "verrouillé à double tour. La présidentielle arrive. Après les bronzés III, voilà Lionel Jospin III", a-t-il dit.

Vu sur

 

 

 

Par renover.maintenant 21
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Dimanche 19 février 2006

Samedi s'est tenu à Saint-Denis le premier meeting national du nouveau courant Rénover maintenant.

Un temps que les plus de 40 ans ne peuvent pas connaître. Pour le premier rassemblement national de Rénover maintenant (RM), samedi à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le député PS Arnaud Montebourg s'est fait le défenseur des 18-35 ans, «cobayes des expérimentations de l'ultralibéralisme à la française». ça tombe bien : RM, le courant qu'il a créé après le congrès du Mans, compte beaucoup de ces «cobayes», qui ont quitté avec lui le Nouveau Parti socialiste (NPS). Idéal donc pour mobiliser la base, et se compter. Devant 400 personnes, le député de Saône-et-Loire a clos la journée d'un discours appelant les jeunes à «refuser le monde tel qu'il est». En pleine mobilisation anti-CPE (contrat première embauche) ­ «mais nous avions prévu cette journée avant», assure Thierry Mandon, le porte-parole du courant ­, il accuse le gouvernement d'être «en deçà des normes internationales du travail» et envisage de porter plainte, comme l'a fait Force ouvrière. «Une société sans horizon fabrique de la violence», explique Arnaud Montebourg, pour qui, après les émeutes en banlieue, «la braise est encore sous la cendre». Son remède ? «Un grand plan d'embauche publique.» Autre solution, «une carte Rénover maintenant, [qui] vaut mille cocktails Molotov !». Et qui, dans un PS vieillissant (moyenne d'âge : plus de 55 ans), donnerait plus de poids au courant Montebourg. L'équation est résumée par Alexis Bachelay, chargé du dialogue avec les organisations de jeunesse : «Quand les jeunes ne sont pas au rendez-vous, ça donne le 21 avril 2002.» Rénover maintenant compte jouer cette carte pour «peser sur le projet du PS», explique Montebourg. «Serons-nous capables de dire aux grands groupes "donnez moins à vos actionnaires et donnez plus à vos stagiaires" ?» feint-il de s'interroger. Lui a déjà sa petite idée.

La commission du projet risque d'être «le tableau de tous les renoncements. On va finir par théoriser notre propre inexistence», ironise-t-il. Sans parler d'un système politique comparé à un «Jurassic Park verrouillé à double tour» qui «ferme la porte aux jeunes». Dans le même registre, il raille les préparatifs de la présidentielle : «Après les Bronzés 3, voici Jospin 3 !» Yvette Roudy, l'ex-ministre de François Mitterrand, avait prévenu l'assistance, «Arnaud a retrouvé sa franchise»  

 

Par renover.maintenant 21
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Mardi 21 février 2006

Arnaud Montebourg veut capter le malaise des trentenaires

RECONSTRUIRE l’espoir pour une génération "tenue en lisière de la société" - les jeunes de 30 ans. Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire, a réuni ses amis, regroupés dans l’association Rénover maintenant, samedi 18 février, à Saint-Denis, pour réfléchir sur le thème "avoir 30 ans" en France.

Une occasion pour les 450 militants présents de se pencher, avec sociologues, responsables d’associations et élus locaux, sur les difficultés rencontrées par ces trentenaires sur lesquels lorgne M. Montebourg. L’initiative devait permettre d’"intégrer les besoins" de cette génération "empêchée", qui traîne les "boulets" de la dette publique, ne peut croire en une retraite "hypothétique", vit "la précarité du travail" et "la fin de l’ascenseur social", selon Thierry Mandon, maire (PS) de Ris-Orangis (Essonne).

"DÉCOTE DE LA VALEUR DU JEUNE"

Le sociologue Louis Chauvel a souligné la "décote de la valeur du jeune". "En 1977, l’écart de salaire entre les 30 et les 50 ans était de 15 %, il est aujourd’hui de 40 %. Le même temps de travail ne permet plus que de s’acheter ou de louer un appartement qui a une surface un quart moins importante qu’alors", a-t-il noté. "L’immense majorité des 2 millions de demandes de logement social émane des moins de 40 ans", a rappelé Philippe Kaltenbach, maire (PS) de Clamart (Hauts-de-Seine). Pour cette génération, l’histoire et l’idéologie ont moins de sens. "Les jeunes n’ont comme seule expérience que celle de la chute : la soumission des socialistes au réel et la domination exclusive du monde par le capitalisme", a indiqué Yamini Kumar, directrice des études chez Euro-RSCG. Son rapport à la politique en est modifié : "Ce qui prime, c’est l’éthique de la responsabilité."

Précarité, chômage, faibles salaires retardent l’autonomie indispensable pour l’accès à la conscience politique. "En 2006, à 30 ans, on n’est plus dans la problématique de changer la société mais d’y être", renchérissait Karine Berger, jeune cadre de Rénover maintenant.

La gauche et le PS en particulier ont été pointés du doigt. "Les socialistes ne nous laissent aucune place, a dénoncé Fanny Basseg, conseillère municipale. On n’a pas de pouvoir et aucun endroit pour s’exprimer." Pour une jeune fille de Génération précaire, association de stagiaires, "si les jeunes ne sont pas concernés par la politique ou les syndicats, c’est parce qu’ils se retrouvent à faire les figurants". Convaincu d’incarner la "rénovation", M. Montebourg a lancé des "groupes de réflexion", avec pour premières pistes l’abrogation du CPE, la reconnaissance des stages dans le code du travail ou un "plan d’embauche pour les jeunes de quartier".

par Sylvia Zappi

Article paru dans LE MONDE 

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Samedi 25 février 2006

"Nous voulons vivre libre pour cela organisons la résistance" par Arnaud Montebourg.

A lire ou écouter l'enregistrement sur le site national de Rénover Maintenant 

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Samedi 25 février 2006

Intervention de Séverine Tessier, Présidente d’ANTICOR (élus contre la corruption), lors de la table ronde "La France pour Cité, le monde pour horizon" le 18 février à Saint-Denis.

A lire sur Rénover maintenant

 

 

 

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Lundi 27 février 2006

Député de Saône-et-Loire, au pays du poulet de Bresse, Arnaud Montebourg se montre «très réticent » sur la vaccination des volailles.

Le gouvernement met-il tout en oeuvre pour enrayer une éventuelle épidémie de grippe aviaire ?
Sur le plan sanitaire, nous sommes confrontés à des oiseaux migrateurs d'Afrique et d'Europe centrale qui circulent au-dessus de nos territoires et risquent d'infecter nos élevages. Pour l'instant, fort heureusement, la maîtrise semble totale et c'est un bien.

Et sur le plan économique ?
C'est un désastre. Les élevages en plein air sont touchés de plein fouet. L'opposition n'a jamais critiqué la portée des mesures sanitaires, pourvu qu'il y ait des compensations économiques. Le gouvernement a pris des mesures excessivement restrictives depuis trois mois, car aucun cas ne s'était déclaré en Europe occidentale, ni en Scandinavie ou en Europe de l'est. Aujourd'hui, une filière déjà à genoux se trouve face à des risques réels. Nous avons déjà épuisé nos forces de résistance économique au moment où nous devons durcir les mesures sanitaires. Le principe de précaution a été mal utilisé depuis trois mois, sans aucune mesure sérieuse de soutien aux cours et au prix du marché.

« Chômage en hausse »

Les conséquences économiques se font-elles déjà sentir dans la zone d'appellation contrôlée du poulet de Bresse ?

Oui. Les éleveurs ne sont pas les seuls touchés. Les abattoirs, les industries de transformation sont aussi concernés. Dans ces entreprises, des salariés en CDD et en intérim ont été mis à la porte. Ils n'ont aucune perspective pour le moment. La précarité est leur lot quotidien et le chômage partiel ne sera pas pris en compte pour eux. A l'ANPE de Louhans, le chômage a déjà augmenté de 14 %.

Craignez-vous que les volailles enfermées ne répondent plus au cahier des charges des labels et de l'AOC du poulet de Bresse ?
Cette AOC concerne une partie du Jura, de l'Ain et de la Saône-et -Loire. Jusqu'à présent, elle a obtenu une dérogation au confinement. Nous ne savons pas aujourd'hui ce que le gouvernement propose pour résoudre l'incompatibilité de l'enfermement avec le cahier des charges de l'AOC. Les professionnels eux-mêmes hésitent entre vaccination et filets de protection sur les parcours des oiseaux migrateurs. Ces derniers sont extrêmement coûteux et en même temps aléatoires. Nous recherchons actuellement une solution.

Etes-vous favorable à la vaccination de toutes les volailles ?
Une partie de la filière préconise cette solution, mais la vaccination est coûteuse - 1€ par vaccin - et cela renchérirait les coûts de production. Des pertes à l'exportation considérables sont à redouter. Avec la vaccination, nous sommes confrontés à un dilemme : le prix à payer à l'exportation paraît trop élevé par rapport aux avantages que nous retirerions du marché intérieur. En l'état, je suis très réticent sur la vaccination, parce que nous ne maîtrisons ni sur le plan économique ni sur le plan sanitaire les conséquences de ce choix.

Propos recueillis par Patrick PEROTTO

Par renover.maintenant 21
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Vendredi 7 avril 2006

Arnaud Montebourg appelle le PS à inclure le changement de Constitution dans son projet 2007.

 

© L'Est Républicain  - 06/04/2006

- Y-a-t-il selon vous une crise de régime ?

 

- Oui, la crise sociale s'est transportée sur le terrain politique et institutionnel. C'est la confrontation du peuple souverain avec une aristocratie gouvernante qui utilise les artifices autoritaires du système pour gouverner alors qu'elle n'a plus de soutien dans le pays. Cela crée les conditions délétères d'une situation quasi révolutionnaire.

- Est-ce pour autant la faute des institutions ?

- Les hommes ont peu de poids pour changer la force du système, qui repose sur des bases monarchiques, quelles que soient les alternances. Les pratiques ne sont pas de droite ou de gauche, elles ne sont pas induites par tel ou tel parti, elles sont induites par la violence inscrite dans la génétique du système politique français actuel qu'est la Ve République.

- En quoi la VIe République que vous proposez peut-elle être un remède ?

- Nous sommes nombreux à préconiser la VIe République : il y a tous les partis de gauche sauf le PS, mais au sein duquel je représente 20 %, il y a l'UDF, à droite. La question qui se pose, au delà des institutions, est celle de la démocratie, aussi importante que l'air qu'on respire. Les citoyens ont le sentiment qu'il n'y a plus de règles, qu'elles sont piétinées et qu'il n'y a plus que des rapports de force. D'où le sentiment de malaise et d'écoeurement. La VIe République doit être un régime équilibré avec un exécutif fort, répondant de ses actes et responsable devant le Parlement. Ce n'est pas le retour à la IVe. C'est au contraire un régime primo-ministériel, comme en Allemagne ou en Grande-Bretagne, avec un Premier ministre qui a tous les pouvoirs.

- N'était-ce pas le cas avec Dominique de Villepin ?

- Non, car il n'y a pas de contre pouvoir dans le système français. On ne peut pas gouverner contre un pays. Il ne peut pas y avoir dans un Etat de droit, dans un régime démocratique, de pouvoir sans qu'il y ait de contre pouvoir. Nous proposons la restauration d'un contre pouvoir avec un Parlement disposant de moyens d'actions sur le gouvernement, capable de le contrôler, en mesure aussi de pouvoir résister au viol permanent que constituent les ordonnances, le 49.3, les votes bloqués. Aujourd'hui, soit le Parlement renverse le gouvernement, soit il est contraint de tout accepter. Il n'y a pas de mesures intermédiaires. Il n'est pas possible par exemple d'interpeller un ministre, et de provoquer sa chute. Il est surtout nécessaire dans notre pays de construire un lieu de discussion pour établir des compromis sociaux, politiques qui n'existent plus aujourd'hui : c'est le Parlement.

« Reconstruire la confiance »  

- Le moment est-il venu, comme le dit François Bayrou, de passer à la VIe République ?

- C'est à l'occasion des élections présidentielle et législatives qu'il faut ouvrir le débat. Je lance donc un appel au Parti socialiste, mon parti, pour qu'il propose dans son projet 2007 le passage à la VIe République. Afin de reconstruire la confiance aujourd'hui perdue.

- Hervé Morin de l'UDF appelle carrément à la démission de Jacques Chirac...

- Si on commence à vouloir la démission de tout le monde, il n'y aura bientôt plus personne. Villepin aussi, Borloo et Larcher qui viennent de violer la Constitution en recommandant de ne pas exécuter la loi... Le problème n'est pas d'accentuer la crise mais de se relever de la crise en donnant des perspectives constructives pour tous les Français.

Propos recueillis par Michel VAGNER

Par renover.maintenant 21
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