Retour sur le duel BESSON/GUILLON

Publié le par Rénover Maintenant 21

guillonLibération, a donné la parole à Monsieur BESSON, dans son numéro de lundi 29 mars, à propos du « différent qui [l]’oppose à Stéphane GUILLON » … « pour en finir » par « quelques mises au point »,

Stéphane GUILLON a lui-même indiqué, sur l’antenne de France Inter,qu’il mettait un point final à cette passe d’armes.

 

Il n’est donc pas question, ici, de prendre la défense de Stéphane GUILLON, il n’en a nul besoin, mais plutôt de s’interroger sur le fond de cette affaire, car il est important, inquiétant quant à la position du Ministre de l’Immigration.

 

En effet la réponse de M. BESSON est savamment élaborée, construite, il y a mis le temps, le texte est ciselé, les mots sont pesés, choisis avec beaucoup de soins pour tenter de faire mal allant jusqu’à présenter Stéphane GUILLON  comme fuyant le face-à-face « tel un vulgaire PEILLON » faisant ainsi d’une pierre deux coups !

 

Ce papier aurait même pu être drôle, puisqu’il reprend la même mécanique que celle utilisée par l’humoriste, si nous n’avions appris le même jour, que participant au déjeuner de l'Association des journalistes médias,  le Ministre de la Culture et de la Communication n’était venu soutenir M. BESSON dans sa croisade contre Stéphane GUILLON.

On ne peut pas imaginer que la tribune de M. BESSON et la prise de position de M. MITTERRAND se soient faites sans l’accord explicite de l’Elysée voire avec sa participation.

 

La caricature n’est pas un genre nouveau, on en aurait retrouvé des traces dans les sociétés grecque et romaine, le dictionnaire nous dit qu’il s’agit de la déformation grotesque et outrée de certains traits ou caractéristiques. Cet art s’exprime aussi bien par l’écrit que par l’oral avec la tradition des chansonniers.

 

Stéphane GUILLON s’inscrit dans cette tradition, il en est l’incarnation moderne au même titre que Didier PORTE qui s’exprime également sur France Inter et leur présence est le devoir et l’honneur du service public. Ils nous montrent les travers de notre société de ses acteurs politiques, économiques, culturels sans distinction mais il est évident et normal que ceux qui détiennent le pouvoir soient plus souvent sur la sellette et plus souvent égratignés.

 

Alors ce qui vient de se passer est très inquiétant, les menaces proférées par M. BESSON à l’endroit de Nicolas DEMORAND sont un très mauvais signal pour la démocratie,  d’autant que, après le résultat des élections régionales, le contexte n’est pas favorable au pouvoir.

Déjà le P.S. avait attiré l’attention des français avec le Printemps des Libertés, il faut le dire sans grand succès.

 

N’oublions pas que Jean-Baptiste Clément au moment de la commune a vécu huit ans en exil pour avoir produit des écrits qui avaient déplu au pouvoir et a été condamné à mort avant d’être amnistié.

 

Certes nous n’en sommes pas là, mais cet épisode nous rappelle que la vigilance doit être de tous les instants !

Publié dans MEDIAS

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