POUR UNE VERITABLE REFORME DES RETRAITES

Publié le par Rénover Maintenant 21

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(credit photo : Reuters/Régis Duvignau)

Par trois fois en 6 mois de nombreux français sont descendus dans la rue pour dire non à la réforme des retraites telle que le gouvernement veut l’imposer à marche forcée.

Immanquablement, la bataille des chiffres a eu lieu, certes le nombre de manifestants a son importance, mais bien d’autres paramètres entrent en ligne de compte et sont significatifs du mouvement.

Le gouvernement, aux ordres d’un MEDEF silencieux pour ne pas le géner, de la finance internationale, des banques et des assurances, s’entête et FILLON avait opposé  un NON « ferme et tranquille » aux français qui ont défilé le jeudi 23 septembre dernier pour dire qu’ils ne voulaient pas de cette réforme.

Devant l’évidence d’un mouvement qui, contrairement à ce que les sbires du pouvoir martèlent à longueur d’interviews, loin de s’essouffler a plutôt tendance à se radicaliser les sénateurs téléguidés par l’Elysée lâchent du lest et de pauvres concessions sont avancées par le ministre WOERTH.

La question des bornes d’âge subsiste, elle est le plus petit dénominateur commun au sein des organisations syndicales et de l’ensemble des partis de gauche.

Mais, avec l’arrivée dans le mouvement de plus en plus de salariés du privé, favorisée par la manifestation du samedi 2 octobre, des jeunes, la problématique s’élargit et c’est cela qui est important.

A partir de la question des retraites c’est la question du travail, du partage des richesses et du progrès qui est posée et en un mot la question du modèle de société que nous voulons. Aujourd’hui les français le ressentent confusément et commencent à l’exprimer : dire « on vit plus longtemps donc il faut travailler plus longtemps » est un raisonnement primaire, infantile presque, qui écarte toute notion de progrès social qui est la base de la pensée socialiste et de la nécessité de remettre l’homme au cœur de la société.

La position du P.S. sur cette question est minimaliste, elle est bonne, parce qu’elle est unitaire, mais minimaliste.

Au-delà de la  question de savoir s’il faut travailler jusqu’à 60 ans ou 62 ans il faut se poser la question de savoir pourquoi les travailleurs, aujourd’hui souhaitent partir en retraite tôt et, pour beaucoup, pourquoi ils sont de moins en moins motivés par leur travail.

On peut trouver une réponse dans ce qui s’est passé à France Télécom et ce qui est dénoncé par un collaborateur de la Banque Postale  sur France Info : un système basé sur le profit qui broie les salariés.

De même que le système actuel a été une formidable avancée sociale issue du Conseil National de la Résistance qui a duré 60 ans, le P.S. a à inventer un nouveau système pour les retraites qui va bien au-delà de mesurettes comptables et qui s’inscrit dans une politique globale du travail et dans la durée.

Cette réforme là passe par une refonte totale du système et la mise en œuvre d’un nouveau modèle économique et social basé sur la justice et la solidarité qui doit être une alternative au modèle libéral dans lequel le pouvoir actuel plonge la France.

 

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