Personnes migrantes : Quelles solutions ? Quelles attitudes ?

Publié le par Rénover Maintenant 21

LaVie1Je suis allé mardi soir 3 mai  à Dijon écouter cette conférence des « amis du journal  La Vie ». Le conférencier était François SOULAGE, président du Secours Catholique.. La salle Camille Claudel était comble. Après avoir rappelé la surenchère actuelle sur le thème de l’insécurité et de l’immigration, il a traité deux questions.

Première question : En France, l’immigration pose-t-elle de réels problèmes économiques ?

La réponse, tirée d’un récent article du journal Les Echos, est clairement : NON.

  • Le pourcentage d’immigrés n’augmente pas :
    -avant guerre ils étaient 300 000 entrants par an, sans aucune sortie.
    -après les années 74, il y avait par an 250 000 entrées et 50 000 sorties
    -actuellement il y a 200 000 entrées et 100 000 sorties
  • L’immigration augmente-t-elle le chômage ?  NON, au contraire car les emplois tenus par les immigrés augmentent l’activité productive.
  •  L’immigration pèse-t-elle sur les comptes sociaux ? NON, car les immigrés naissent dans leur pays, et beaucoup vont y vivre vieux, ils cotisent mais n’utilisent pas le fruit de leurs cotisations.

Mais la question : « faut – il fermer les frontières ? » est une mauvaise question. La question qu’il faut poser est : « Comment peut-on raisonnablement ouvrir nos frontières ? »

Exemple : l’actuelle arrivée en France de Tunisiens. Ils sont 25000 en Italie et 2000 à être venus chez nous.  Sarkozy veut les refouler chez eux, mais il oublie que sous Ben Ali, il a signé un accord qui prévoyait l’arrivée en France de 10 000 tunisiens par an. Cette année on en est à 4500.

Seconde question : aspect légal et juridique de l’immigration.

D’après les traités internationaux, le droit d’asile est imprescriptible ; il est réglé par les 5 critères de la Convention de Genève. On ne peut refuser d’examiner la demande ; le demandeur, pendant ce temps, a le droit de vivre ici, d’être logé, et de recevoir une allocation de 300 euros par mois. Ce droit n’est pas respecté. L’examen de cette demande dure en général 6 mois ; pendant ce temps, son séjour est légal ; il n’a hélas pas le droit de travailler (merci Rocard !) et les 300 euros ne lui suffisent pas, ce qui pousse à l’illégalité et au travail au noir. C’est donc un droit d’asile qui ne se donne pas les moyens  d’être respecté.

 

Reconduite à la frontière : elle a lieu si l’asile n’est pas accordé. Alors on reconduit la personne dans le pays où il est entré dans l’UE, si ce pays accepte ; ou alors dans son pays d’origine, si ce pays accepte. Par an il ya ainsi 30 000 reconduites. Mais les autres restent ici, sans les moyens de vivre

 

En guise de conclusion, on peut d’abord remarquer que notre pays est fait de strates successives : Polonais, Italiens, Espagnols, Portugais, Maghrébins, Africains. Les deux dernières strates sont mal acceptées car en fait on leur reproche leur culture différente, non chrétienne, identifiée par certains au terrorisme.. Comme en son temps on rejetait le communiste présenté avec un couteau entre les dents.

Je  suis , dit François Soulage, contre  l’immigration choisie : je la combats, car elle vide de leurs cadres et personnes formées, les pays, comme par exemple le Soudan et la République Centre Afrique que je connais bien. Je suis pour une immigration maîtrisée.

Certes l’immigration pose des problèmes. Par exemple, si un demandeur d’asile est débouté, je pense que notre devoir est de lui faire comprendre qu’il doit revenir chez lui. Sans le dénoncer, mais qu’il sache qu’alors on ne peut rien pour lui. Et tout faire pour voir avec lui à quelles conditions il peut revenir chez lui.

 

Henri

Publié dans DES IDEES ET DES REVES

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