LES VACANCES DE MONSIEUR HOLLANDE ...

Publié le par Rénover Maintenant 21

L’UMP par la voix de Monsieur Geoffroy DIDIER demande que François HOLLANDE, en tant que président normal paie sa location de vacances au fort de Brégançon comme n’importe quel français qui part en vacances (lire ici).

Curieuse idée ! Idée absurde.

François HOLLANDE a déclaré vouloir être un  « Président normal », il ne prétend pas être un français banal, ordinaire, commun.

Etre normal c’est être conforme à la norme.

En matière de vacances présidentielles depuis le Général de Gaulle, la norme c’est d’aller passer ses vacances au fort de Brégançon. Ce qui serait hors normes et scandaleux pour un président de la République serait d’aller passer ses vacances soit dans un palace au frais de la République soit sur un yacht au frais d’un industriel milliardaire dont l’activité dépend peu ou prou de l’Etat, par exemple.

Le Président de la République est président 24h sur 24 et 365 jours par an  il est donc « normal » qu’il séjourne dans les résidences de la République. Pourquoi ne pas lui faire payer un loyer à l’Elysée pendant qu’ils y sont..?

En fait, on le voit bien, devant la vacuité de leur pensée et leur problème de chefs, les membres de l’UMP n’ont pas grand-chose à dire et à proposer.

Monsieur Geoffroy DIDIER qui est donc prompt à donner des leçons aurait également pu s’exprimer sur le cas de Madame BAREGES, maire de Montauban qui s’est royalement octroyée une augmentation de ses indemnités de maire, ainsi que celles de présidente de la communauté d'agglomération, au motif qu’ayant perdu son siège de députée, et du même coup ses indemnités de parlementaire, elle subissait une lourde perte de revenu !

Tout ceci pourrait paraître futile, mais à y bien regarder cela pose des questions institutionnelles plus profondes.

Une loi sur le non cumul des mandats, la transparence sur les différentes indemnités des élus, un véritable statut de l’élu auraient évité à Madame BAREGES bien des soucis !

La définition du rôle du Président de la République, la responsabilité retrouvée du 1er ministre et du gouvernement doivent venir en débat.

Bref, la VIème République, vite !

Publié dans 6ème REPUBLIQUE

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