LA PERTINENCE DES PRIMAIRES

Publié le par Rénover Maintenant 21

Deux « événements » ont marqué l’actualité au cours des jours qui viennent de s’écouler : la note confidentielle d’Arnaud MONTEBOURG sur les pratiques du P.S. marseillais et les sondages avec comme conséquence la question de la pertinence des primaires.

Y a-t-il un lien entre les deux?

Acte 1 : la note confidentielle rédigée par Arnaud MONTEBOURG sur les pratiques de la fédération socialiste des Bouches du Rhône sort dans la presse et fait le buzz. Les proches de Martine AUBRY et de STRAUSS-KAHN crient au loup et s’acharnent sur  Arnaud MONTEBOURG.

Acte 2 : l’institut HARRIS sort un sondage dans la presse donnant Mme Le Pen en tête au 1er tour des présidentielles de 2012 devant tout le monde, sauf STRAUSS-KAHN qui n’était pas proposé au panel de sondés …sur internet !

Acte 3 : nouveau sondage de l’institut HARRIS, mais, cette fois ci, avec STRAUSS-KAHN ; miracle, il battrait à la fois  LE PEN et SARKOZY.

Cerise sur le gâteau, les français ont pu voir sur canal+ un documentaire sur STRAUSS-KAHN, chez lui à Washington, en train de faire des tournedos au grill.

Pour les strauss-kahniens la preuve, s’il le fallait, est faite : MONTEBOURG n’est pas crédible et il rompt la belle unité, seul STRAUSS-KAHN est en mesure de battre non seulement SARKOZY mais aussi LE PEN donc le P.S. doit renoncer aux primaires et  préparer un congrès de désignation pour porter STRAUSS-KAHN à la candidature.

Et bien non !

Lorsque l’on entend Pierre MOSCOVICI dire il ne faut pas que « le P.S. montre ses divisions » c’est tout bonnement scandaleux.

Ne pas montrer les divisions ou les divergences de vue qui sont une réalité au sein du P.S. serait mentir aux électeurs et c’est ce dont crève le P.S.. Plus de 10 ans de synthèses molles qui ont laissé penser que tout le monde au P.S. était sur la même ligne ont semé le trouble et empêché qu’un leader n’émerge.

Aujourd’hui la seule façon à la fois de dégager un corpus idéologique et une ligne politique claire donc un leader ce sont les primaires.

Mais cette condition n’est pas suffisante, pour retrouver la confiance du peuple, au moment où le procès de Chirac est à nouveau reporté et où l’on nous dit qu’il  ne sera pas raisonnable de le juger pendant la campagne des présidentielles de 2012, après l’épisode ALLIOT-MARIE, et bien d’autres affaires, il faut que le P.S. et ses dirigeants soient IR-RE-PRO-CHABLES.

Les français en ont assez des conflits d’intérêts, des petits arrangements entre amis, des emplois fictifs, des financements plus ou moins occultes, des marchés truqués enfin bref de toutes ces magouilles, à l’UMP comme au P.S. ; la démarche de rénovation qu’Arnaud MONTEBOURG a conduite doit aller à son terme pour que le P.S. ait une chance de l’emporter. Et elle passe par un changement profond des pratiques, à Marseille comme ailleurs. La proximité des cantonales est une fausse raison puisque le calendrier politique est tel que depuis 2008 il y a des élections tous les ans. Si on attend d’avoir trois ans devant soi pour faire les choses on ne les fera jamais.

Si la gauche veut gagner en 2012, il faut commencer par là et le peuple l’écoutera, puis il  faudra lui proposer une politique nouvelle, un vrai projet de gauche.

C’est cet ensemble qui est le seul bouclier contre la montée du front national.

Publié dans PRIMAIRES POPULAIRES

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Henri 17/03/2011 13:23



J'adhère à cette analyse.


Pour lutter contre M. Le Pen ce n'est pas d'abord de savoir s'il faut mettre tel ou tel comme candidat. C'est une bataille frontale, totale, qu'il faut mener et ce doit être
notre bataille à tous. Cette bataille a lieu en ce moment à l'occasion des cantonales ; elle aura lieu au niveau des primaires et ce moment sera crucial. Avant de savoir quel
leader suivre il faut savoir où nous voulons aller; il faut prendre une à une les propositions, les idées, que nous voulons mettre en avant.


La bataille des primaires sera une bataille sur les idées, faire des débats, des rencontres, qui permettront de diffuser des idées, une ligne politique ; et une bataille sur le nombre, être
capables de faire venir voter le nombre le plus élevé possible de sympathisants.


Cela repose sur l'idée que les Français aiment la politique, aiment faire de la politique, ont envie de prendre leurs affaires en main.