Le P.S. après la crise

Publié le par Rénover Maintenant 21

L’année 2009 s’achève, elle a été l’année d’une récession mondiale et d’une crise globale comme le capitalisme n’en avait jamais connues.

Y aura-t-il une reprise en 2010, sera-t-elle en U, en V, en W ou bien, encore en racine carrée ?

Telle est la question sur laquelle se penchent tous les économistes émérites de la Terre entière.


Une chose est certaine c’est que, si reprise il y a, ce sera grâce à l’intervention des Etats.

Cette crise financière a été, est dévastatrice et ses effets au niveau économique et social n’ont pas fini de se faire ressentir sur la vie quotidienne des français, de ceux qui, par leur travail, créent de la richesse pour le pays, même si en cette fin d’année le CAC 40 a repris des couleurs!


Une autre chose est sûre, c’est que les milieux financiers ont repris leurs « bonnes » habitudes et les banques vont encore se partager des profits faramineux, malgré les menaces de taxation des bonus, qui rappelons-le, ne sont en France encore que des menaces pour un an !

Les tenants de ce système, ses profiteurs de tout poil, ont tout intérêt à tenter de le sauver alors qu’à l’évidence pour l’immense majorité des travailleurs, ouvriers, agents de maîtrise, cadres moyens et professions intermédiaires, mais aussi pour les exclus du monde du travail, les précaires, les chômeurs, ce système a montré ses limites et constitue un échec total.


Le Parti Socialiste, et nous l’avons déjà écrit ici, ne peut pas se contenter de s’inscrire dans une logique d’alternance et échafauder des stratégies électoralistes avec des alliances douteuses et des petits calculs arithmétiques dont l’objectif ne viserait qu’à remporter des élections, fusse la première de toute, l’élection présidentielle de 2012.


Le Monde change, nous dit-on, il faut que la France change ; c’est vrai le monde change, ça va même de plus en plus mal pour l’immense majorité de ses habitants.

Il y a plus de 10 ans, Viviane Forester décrivait, dans un livre qui fut un succès de librairie « L’Horreur Economique », les atrocités où nous menait le capitalisme financier, Jérémy Rifkin montrait dans son ouvrage, « la Fin du Travail », l’évolution de la société : les emplois sont condamnés à disparaître en grande partie, nous entrons dans l’âge de l’informatisation, qui ne pourra jamais absorber les millions de travailleurs qu’employaient l’agriculture, puis l’industrie, puis le tertiaire. Cette évolution entraîne exclusion et violence.

Il ne s’agissait pas d’oiseaux de mauvais augures : nous y sommes !


Nous ne pourrons pas nous contenter de chanter, comme les Poppys, « Non, non, rien n’a changé, tout, tout a continué … ».

Les économistes officiels qui prodiguent la bonne parole à longueur de médias, non moins officiels, nous disent qu’il n’y a pas d’alternatives, c’est vrai si l’on considère que l’actionnaire doit gagner toujours plus. Il y a une autre voie qui doit conduire à une nouvelle forme de partage des richesses.
Nous ne devons pas avoir les yeux rivés sur l’horizon 2012, si c’était le cas se serait l’échec. C’est vrai, avec des petits calculs, la gauche pourrait remporter la victoire, mais après ?

Le Parti Socialiste doit être l’architecte de la construction d’une véritable alternative au système actuel dont le projet pour 2012 ne serait que la première pierre.
Et le Parti Socialiste a un outil pour cela, c’est le Laboratoires des Idées. Le travail qui y est produit est riche et doit nourrir le projet politique du P.S. en s’affranchissant bien évidemment de la notion de courant : c’est là le défi, et l’enjeu pour le P.S., c' est sa survie !

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