VERS UN NOUVEAU PARTI SOCIALISTE

Publié le par Rénover Maintenant 21

Le président de la République s’est fait élire sur la notion de rupture, sur la volonté de réforme, il s’est surtout fait élire sur un énorme malentendu !
Tout au long de la campagne, il a fait un patchwork de propositions clientélistes destinées à flatter, à attirer, à satisfaire les attentes supposées de groupes de français.
Les deux groupes les plus importants qu’il était nécessaire de convaincre pour lui assurer l’élection était le monde du travail et l’extrême droite.
Pour le monde du travail, ce fut l’absurde slogan « Travailler plus pour gagner plus », pour l’extrême droite, le ministère de l’identité nationale et les reconduites aveugles à la frontière : et ça a marché…
Nul doute qu’il faille des réformes dans ce pays, encore faut-il savoir ce que l’on met derrière ce mot et concrètement comment cela se traduit dans la vraie vie des français. Pour nous, qui sommes de gauche, la réforme ne peut être que synonyme de progrès social, d’un changement en vue de l’amélioration de la situation des plus défavorisés d’entre nous, donc d’une plus grande solidarité et d’une plus grande justice.
Il ne suffit pas, bien sûr, de se contenter de dire cela, encore faut-il mettre en adéquation nos idées avec les réalités économiques de ce XXIème siècle débutant et les rendre non seulement crédibles mais réalistes : à quoi cela sert-il de clamer « Jaurès, Jaurès » si l’on n’est même pas capable de prendre le pouvoir.
Nous avons choisi de rester au sein du Parti Socialiste, parce qu’il a une histoire, des victoires, et surtout parce qu’il est le seul aujourd’hui a être en capacité de redonner de l’espoir à tous les français y compris à ceux qui ont cru aux promesses du chef de l’Etat.
Mais pas en proposant une sorte d’ersatz de libéralisme, non, en bâtissant un système politique, économique et social basé sur les valeurs de gauche et qui fasse de la France et de l’Europe le lieu d’un vrai changement, d’une vraie rupture.
On le voit, aujourd’hui, la seule cohérence de la politique de la majorité actuelle et de son chef, c’est la casse sociale. Partout, dans tous les domaines, c’est la logique comptable qui l’emporte sans aucune vision globale et ambitieuse d’aménagement du territoire.
 Pour eux, réforme signifie suppression : suppression des fonctionnaires, suppression des régimes spéciaux, suppression des tribunaux et au bout du compte suppression des services publics.
Ce travail n’a qu’un objectif : constituer une Europe libérale inféodée aux Etats-Unis d’Amérique qui eux-mêmes seraient voués à un bushisme triomphant.
Petit à petit, les uns après les autres, les français commencent à se rendre compte qu’ils ont été dupés.
Face à cela, le P.S. a maintenant un devoir : réussir.
Alors, rénover, refonder, reconstruire, réinventer, rebâtir et pour cela que l’on dispose d’un atelier, d’une fabrique, d’une forge peu importent les mots, il y a urgence, comme le répète Arnaud MONTEBOURG depuis cet été, à se parler, à travailler ensemble sans suspicion et sans arrière-pensées avec pour seul objectif: un nouveau parti socialiste pour une vraie révolution démocratique.

Publié dans RENOVATION

Commenter cet article