LE PIEGE DU TRAITE SIMPLIFIE

Publié le par Rénover Maintenant 21

Mai 2005, la France, à la suite d’un débat nourri dit NON au TCE. Pendant un an et demi l’Europe sera en hibernation et il faudra attendre la présidence de l’Allemagne avec Angela MERKEL qui avait reçu mandat pour élaborer une esquisse du nouveau traité qu’elle dévoilera lors de la « déclaration de BERLIN » le 25 mars 2007, pour voir les choses évoluer.
Le chef de l’Etat, toujours aussi habile et avec l’aide inconditionnelle des principaux médias, a présenté lors du sommet de Bruxelles et un mois après son entrée en fonction ce nouveau projet de traité comme une victoire personnelle, sa seule « victoire » a été de faire enlever les termes de « concurrence libre et non faussée », à la nuance près que cette notion est reprise dans plusieurs articles.
La réalité, c’est que la volonté du Président de la Commission Européenne, José Manuel BARROSSO, qui se définit lui-même comme anti-étatiste et de la majorité des pays membres est d’enfermer définitivement l’Europe dans un système libéral.
Que peut faire la gauche en France : exiger un référendum ? Ce serait assurément la voie la plus démocratique.
D’autant que, d’après une dépêche AFP du 18 octobre 2007, le quotidien économique Financial Times a publié un sondage réalisé par Harris auprès de plus de 5600 personnes (Allemands, Britanniques, Italiens, Espagnols et Français), il ressort qu’une large majorité des électeurs de ces cinq pays serait favorable à un référendum sur le nouveau traité européen et que 63% des français souhaitent pouvoir s’exprimer par référendum sur ce texte.
Il est pour le moins surprenant que le chef de l’Etat s’appuie sur le fait que 56 % des français soient pour les tests ADN pour justifier son choix et que pour ce qui concerne le traité européen il ne soit pas tenu compte de l’opinion des deux tiers des français ! Il faut, là aussi, noter que ni TF1 ni France 2 n’ont évoqué ce sondage, pas plus qu’ils nous disent aujourd’hui quelle est la côte de popularité (ou d’impopularité) de notre président.
La position de Laurent FABIUS pour le référendum est logique sauf que les chances de voir ce référendum organisé sont quasiment nulles, c’est un peu facile et pas très productif. D’ailleurs, qui peut dire aujourd’hui que le NON l’emporterait à nouveau ?
Entre le NON de Jean-Luc MELENCHON, qui a le mérite de la cohérence et l’abstention de Henri EMMANUELLI, il nous faudra bien trouver une solution à l’équation : s’opposer au projet de traité simplifié sans passer pour des anti-européens !

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