DEMOCRATIE PARTICIPATIVE

Publié le par Rénover Maintenant 21

Lors de la dernière élection présidentielle, Ségolène ROYAL a mis en lumière le concept de démocratie participative. Cette idée a fait se gausser les intellectuels opposés à la candidate du P.S. qui voyaient dans cette démarche l’absence d’idées politiques affirmées et la preuve de sa présupposée incompétence.
Au fond qu’est-ce que la démocratie participative ? C’est la faculté pour le peuple de déléguer son pouvoir à des élus pour élaborer des lois, les voter, pour diriger, tout en en conservant une certaine maîtrise.
La démocratie participative serait-elle synonyme d’absence d’idée politique, voire de populisme ? C’est sans doute un effet pervers que l’on peut craindre.
Mais l’idée, pour des élus, de consulter des groupes de personnalités en dehors des périodes électorales n’est pas nouvelle et la constitution de 1958 a instauré le Conseil Economique et Social qui n'est, ni plus ni moins, que l’exercice d’une forme de démocratie participative, tout comme les comités de quartiers dans les communes.
La démarche initiée par Ségolène ROYAL n’était pas mauvaise mais tardive et incompatible avec la procédure mise en place par le parti socialiste.
La démocratie participative peut être le contre-feu d’un pouvoir où les sondages et les médias aux ordres directs ou indirects du pouvoir sont tout puissants.
Aujourd’hui, le président de la République, relayé par ses hommes de mains, ses ministres, les députés de sa majorité et ses électeurs, a tendance à considérer que le fait d’avoir dit ce qu’il ferait et d’avoir été désigné par les français en connaissance de cause impliquerait, de fait, que nous devions tout accepter sans broncher.
L’essence de la démocratie c’est que toute décision prise, y compris par les plus hauts dirigeants de l’Etat, doit trouver sa justification dans l’intérêt du peuple.
Certes, monsieur SARKOZY a été élu et il n’est pas question de remettre cette élection en cause, c’est la démocratie, mais la démocratie c’est aussi être vigilant, dénoncer les dérives et s’opposer à toute décision qui n’irait pas dans le sens de l’intérêt général.

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