SECURITE ROUTIERE

Publié le par Rénover Maintenant 21

Au moment où les français partent en vacances le ministre BORLOO, à l’image de ses prédécesseurs est allé prêcher la bonne parole en matière de sécurité routière sur une aire d’autoroute.
Y aurait-il une sécurité routière de droite et une sécurité routière de gauche ? S’agissant de la vie de nombreux de nos concitoyens, la question peut paraître politiquement incorrecte et pourtant …
On nous fait croire que la déclaration du président CHIRAC lors de son intervention télévisée du 14 juillet 2002, et les mesures qui s’en suivirent ont tout changé en matière de sinistralité.
Il suffit de se reporter à la courbe publiée par l’Observatoire Interministériel de la Sécurité Routière pour se rendre compte que depuis 1974 le nombre de tués sur la route est dans une tendance de baisse continue, alors que le parc automobile continuait à croître de façon linéaire.
Tout au long de cette période beaucoup de mesures ont été prises, en général, elles visent à réduire la gravité de l’accident, c’est le cas de la vitesse.
Le coût social d’un blessé léger ou grave et d’un mort est énorme.
On voit bien alors tout l’intérêt qu’il y a à focaliser la lutte contre l’insécurité routière sur la vitesse : elle est facilement mesurable et de façon de plus en plus performante. On peut donc mettre en place facilement un système répressif juteux : bilan on diminue les déficits sociaux et on augmente les recettes « fiscales », l’impôt sur la vitesse a été inventé.
Le but est louable, c’est pour sauver des vies humaines.
La diminution du nombre de tués est réelle, elle résulte bien sûr de la limitation de la vitesse, mais surtout, ces dernières années, de l’amélioration de la sécurité des véhicules avec l’apparition de systèmes électroniques et informatiques sophistiqués (ABS,ESP, Airbags…), qui se généralisent sur l’ensemble du parc automobile, et les progrès accomplis au niveau des secours ( un tué d’hier est un blessé grave d’aujourd’hui).
Mais dans le même temps le nombre d’accidents augmente, c’est que l’on ne s’attaque pas à la base du problème : LE COMPORTEMENT DU CONDUCTEUR, qui est dans 90% des cas une des causes de l’accident.
Le comportement du conducteur est lié à sa personnalité, à son environnement social, professionnel mais aussi à l’environnement de la route.
La culture de la performance et du résultat (chère au nouveau président de la République) n’est pas neutre dans ce comportement : Il faut savoir que la première cause de mortalité des accidents du travail est le risque routier (plus de 57% des accidents mortels en 2005), risque « trajet » et risque « mission » confondus.
Bien sûr des actions sont menées dans ce domaine mais de façon insuffisante, il faudrait y mettre des moyens bien plus importants en terme d’éducation, de formation et d’information tout au long de la vie et avoir des politiques routières (investissement et entretien) bien plus soutenues.
Or, les gouvernements auxquels le président de la République a appartenu ont privatisé les autoroutes (infrastructures les plus sûres) avec le risque de voir le niveau de qualité diminuer au profit des actionnaires et transféré les routes nationales aux départements avec ici le risque d’une perte d’homogénéité du réseau, voir de sécurité pour les départements les plus pauvres.

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