LA JUGE ET LE PRESIDENT

Publié le par Rénover Maintenant 21

 

La personnalité du nouveau président a fait l’objet de nombreuses analyses et selon que l’on soit partisan ou adversaire l’appréciation est bien différente, au bout du compte, c’est de savoir au service de quoi, de qui, il mettra cette personnalité.
 
Dans un monde de l’image, du paraître, beaucoup de français se sont laissés charmer par une certaine « rupture ». Cela n’explique pas tout et bien entendu la gauche et le PS devront adapter leur offre et leur discours à un monde qui n’a plus rien à voir avec les mineurs de Carmaux en les adossant aux valeurs qui font la différence et la grandeur du socialisme.
 
Aujourd’hui il apparaît que le nouveau président met sa personnalité au service d’une politique qui constitue un véritable danger pour la démocratie.
 
L’ex-juge Eva JOLY, devenue conseillère du gouvernement norvégien en matière de lutte contre la corruption a eu l’occasion, au moment de la sortie de son nouveau livre, « La force qui nous manque » -http://www.arenes.fr/livres/fiche-livre.php?numero_livre=188, des’exprimer dans les médias sur le nouveau président de la République.
 
Son jugement est lucide et sévère, elle a notamment déclaré sur RTL: "La démocratie ce n'est pas invoquer Jaurès ou Blum (...) Une démocratie ça se mesure à sa presse indépendante et à sa justice indépendante et je trouve que ce que nous voyons en France est plutôt inquiétant".
 
Elle l’a critiqué pour ses contacts avec les dirigeants africains et en particulier avec Omar BONGO, président du Gabon, à qui il a téléphoné le 8 mai au lendemain de son élection pour le remercier de ses bons conseils prodigués lors d’un entretien qui avait eu lieu à Paris, à la demande du candidat Sarkozy!http://www.dailymotion.com/video/x1im7c_sarkozy-et-bongo.
 
Le livre d’Eva JOLY arrive à point nommé pour nous rappeler la réalité de la France, elle y dénonce toutes les corruptions qui ont été le lot de notre pays
Arnaud MONTEBOURG a combattu et combat encore ce type de comportement politique.
S’attaquer à Roland DUMAS  n’était pas chose facile, et lorsqu’il se retournait il y avait bien peu de monde au PS pour le suivre dans ce combat.
C’est aussi cela, c’est surtout cela, la rénovation telle que nous la concevons.
 

On jugera sur les actes bien sûr, mais les liens du président avec les grands financiers, les médias, les grands capitaines d’industrie (la manœuvre Alsthom pour préparer le terrain à son ami Bouygues par exemple) et les premiers actes qu’il a posés augurent mal de l’avenir et font craindre que dans ce domaine il n’y ait malheureusement pas de rupture. 

 

 

 

 

 

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Henri RM21 27/05/2007 15:36

Que Sarkozy ait choisi  de commencer ses relations africaines par Omar Bongo  ("pour recueillir les sages conseils du Président Bongo", dit-il)., est  très clair. Sur ce sujet là comme siur d'autres, c'est la tactique du double-discours.En effet, comment croire ses affirmations  du soir du 6 mai, quand il disait vouloir la rupture avec la Françafrique ?