LE CHOIX DECISIF DU 6 MAI 2007

Publié le par Rénover Maintenant 21

Le changement et la rénovation de la vie politique, dont tout le monde se réclame aujourd’hui ont bien du mal à s’imposer en cette fin de campagne électorale présidentielle, à droite comme à gauche, dans les médias et chez les pseudo-intellectuels toujours prompts à s’enflammer et à hurler à la trahison.
 
D’abord il y a une évidence qui ne date pas du premier tour et qui n’est pas propre à la gauche : pour être élu(e) il faut rassembler au-delà de son camp.
 
Un certain nombre de « grands penseurs de gauche qui ont tout compris avant tout le monde », ayant dès l’annonce de sa candidature à l’investiture, engagé une campagne de dénigrement systématique de Ségolène ROYAL basée sur deux présupposés : elle est incompétente et elle est de droite, sont allés jusqu’à dire que la meilleure façon de battre SARKOZY était de voter BAYROU au premier tour !
 
Aujourd’hui, une partie de ces bien pensants s’offusquent de voir Ségolène ROYAL en appeler aux électeurs qui ont porté leurs suffrages sur BAYROU.
 
Il ne s’agit pas pour elle de négocier dans une arrière salle de café je ne sais quel accord.
BAYROU n’est pas « le dernier espoir du P.S. » comme le titre « Le Canard Enchaîné » dans sa dernière livraison, ce n’est pas comme cela que ça se passe comme voudraient nous le faire croire toute la presse et le politicards de droite.
 
La situation est atypique, les électeurs de BAYROU ont le droit de savoir, le devoir de savoir, les différences qu’il y a entre les programmes avant de se déterminer pour leur vote.
On voit bien que cela gène terriblement Monsieur SARKOZY pour qui, son grand écart entre le centre (et pourquoi pas la gauche) et l’extrême droite serait plus acceptable que celui de Ségolène ROYAL entre l’exrême gauche et le centre.
 
Sur BFM-TV, dès le début de son débat avec BAYROU, Ségolène ROYAL a précisé qu’elle n’attendait pas de ralliement de la part de son interlocuteur.
 
Dans cette élection, ce qui est en jeu, c’est le changement, le changement des pratiques politiques, le changement de la politique sociale, le changement de la politique économique.
 
La clé de ce changement, et Ségolène ROYAL avec Arnaud MONTEBOURG l’ont explicité dans leur intervention lors du meeting de LYON, c’est la réforme des institutions, c’est l’avènement de la VIème République.
 
Tous les français qui souhaitent le changement n’ont aujourd’hui pas d’autre choix que de porter Ségolène ROYAL à la présidence de la République et c’est le sens du débat, de son dialogue d’aujourd’hui avec BAYROU.
 
Par ailleurs, elle a précisé « aujourd’hui nous ne parlons pas au nom des partis », autrement dit, la proposition d’Henri EMMANUELLI est tout à fait compatible avec la démarche de Ségolène ROYAL qui s’inscrit dans le cadre d’une élection présidentielle.
 
Le défaut de Ségolène ROYAL et d’Arnaud MONTEBOURG est qu’ils ont en permanence un coup d’avance sur le reste de la classe politique et des médias, on le voit bien avec ces 19 pauvres députés UDF qui pour préserver leur siège rallient SARKOZY après avoir soutenu BAYROU.
 
Qui aurait pu dire, oser dire , que 18 mois après le congrès du MANS, Arnaud MONTEBOURG serait ovationné par 20 000 personnes en évoquant la VIème République dans le cadre d’un meeting de soutien à la candidate PS comme ce fut le cas ce vendredi à LYON !
 
La rénovation est en marche, rien ne doit l’arrêter !
 
Nous devons persévérer!
 
Nous devons gagner !

Publié dans PRESIDENTIELLES 2007

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j-jour 29/04/2007 10:36

Le "débat", entre Royal et Bayrou,  terme auquel Royal a préféré celui de "dialogue", a eu au moins le mérite de rappeler que la faculté humaine de langage n\\\'était pas condamnée à disparaître tout à fait dans notre pays, au niveau politique, au profit de l\\\'incantation, du slogan, de la propagande, comme un certain parti nous le donne à croire.En cela, il m\\\'a quelque peu rassurée.
Cordialement.