IMPOT et SOLIDARITE

Publié le par Rénover Maintenant 21

Pour faire court et simple les théories libérales se fondent sur la liberté individuelle d’entreprendre et sur la négation du rôle de l’Etat.
En  tant que père de famille, consommateur, salarié, usager et tout simplement citoyen plongé dans un environnement libéral, ce que je vis, ce que j’observe me fait penser que ça ne marche pas.
Je pense que ça ne marche pas pour deux raisons : parce que cette théorie porte en elle les germes d’un l’égoïsme généralisé et parce qu’elle produit elle-même des effets contraires qui en annulent les bénéfices espérés.
 
D’abord la notion de SOLIDARITE doit être mise en exergue du programme de la candidate du PS.
Ce qui caractérise une société moderne c’est le progrès social pour tous et pour chacun. Ce progrès, dans un monde complexe où les évolutions, depuis la révolution industrielle, sont nombreuses, rapides et profondes, ne peut s’exprimer que par la solidarité, solidarité à l’intérieur du pays et avec les autres pays.
 
C’est donc toute la politique de la France, la politique intérieure et  la politique étrangère qui doit  être sous-tendue par cette notion de solidarité.
On retrouve la solidarité dans tous les secteurs de la vie : l’éducation, la recherche, l’emploi et la protection sociale, la santé, les retraites, la protection de l’environnement et le développement durable, la culture…
 
C’est à l’Etat d’organiser la solidarité.
Mais la solidarité a un coût.
Il faut réhabiliter l’impôt et en conséquence refondre totalement notre système fiscal pour l’adapter à la politique de solidarité nécessaire.
 
Pour réhabiliter l’impôt il faut qu’il ne soit plus perçu comme une sanction, il faut en démontrer l’utilité et arrêter de faire croire aux français que la suppression des services publics et des fonctionnaires entraînerait la disparition des impôts.
 
D’une façon ou d’une autre les usagers devront payer pour le service rendu.
 
Aujourd’hui cela ne choque personne, et surtout pas les intéressés, de voir que l’agriculture ne survit qu’à coup de subventions de toutes sortes.
 
Si l’on veut rendre attractif un système de transport collectif il faut, entre autre, des tarifs bas, or, compte tenu des coûts fixes d’exploitation, la puissance publique est obligée d’intervenir financièrement, même si c’est une entreprise privée qui assure ce service public de transport.
 
A niveau de service constant, le recours aux entreprises privées, dans une économie libérale où les gains à court terme pour les actionnaires sont privilégiés, génère toujours des coûts plus élevés. En conséquence il est primordial d’améliorer la qualité des services publics, il faut donc lui en donner les moyens: tout consommateur est prêt à payer le prix pour peu que le service soit à la hauteur de ses attentes.
 
 
L’impôt, juste, doit être le pivot d’une politique de solidarité
 
                                        Contribution au débat Gérard CARITEAU

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henri 25/02/2007 22:20

Entendu ce matin sur France-Culture :"Il y a un milliard d'humains qui vivent avec moins d'un dollar par jour. Pour les remonter au dessus du seuil de pauvreté, il suffirait d'enlever aux 10% les plus riches de la planète, 2% de leur revenu".
Au lieu d'avoir 100, ils n'auraient que 98...
Un petit impôt., si petit...
Henri RM21