EDUCATION

Publié le par Rénover Maintenant 21

Contribution au débat sur L’Education 

 

                                                                      Céline Maglica, Rénover Maintenant 21

 

 La proposition des 35 heures au collège me paraît bonne mais amenée de façon maladroite.L’essentiel n’est pas de dire « on va réformer l’Education nationale donc faire passer les profs aux 35h » mais de s’interroger sur le comment repenser le système Educ.Nat. pour qu’il puisse jouer son rôle de mixité sociale, d’ascenseur social et de réducteur des inégalités. Si l’on pose le problème ainsi, certaines propositions peuvent apparaître.  

La carte scolaire : On sait que c’est une hypocrisie totale car les stratégies de contournement sont utilisées largement par les parents qui en ont les moyens (ou financiers par l’achat d’une adresse ou de « pistons » permettant les dérogations).  

Sachant que la liberté de choix ne fait que renforcer les inégalités car elle n’est effective que pour une minorité, et que si on laisse le choix, certains établissements seront d’autant plus sinistrés, il s’agit de trouver d’autres solutions.  

Pour garantir la mixité sociale, il s’agirait peut-être de « taxer » ceux qui contournent la carte scolaire, parents et établissements, et, dans le même temps, d’attribuer des crédits en heures, des choix de filières plus vastes aux établissements qui la respectent scrupuleusement.  

Si la suppression de la carte scolaire ne ferait qu’augmenter les inégalités entre établissements, alors il faut chercher à valoriser les établissements les plus en difficulté.  

On peut imaginer un système d’options qui mettraient l’accent sur l’ouverture culturelle, scientifique ou encore la multiplication du choix de langues vivantes. Bref, il s’agirait de proposer dans ces établissements qui ont mauvaise presse ce que l’on ne trouve pas ailleurs. Les profs recrutés seraient volontaires ou maîtrisant déjà l’option ou souhaitant être formés.  

On sait également qu’un faible effectif permet de mieux faire travailler et donc de mieux faire réussir les élèves.  

Cela relève d’une volonté politique forte, de même que la mise en place de soutien scolaire au sein des établissements.( volonté politique =moyens alloués à cela, et réflexion globale). 

 

L’objectif général est donc de revaloriser les établissements (et ce qui les entoure) qui sont désertés par certaines catégories sociales, de les rendre attractifs en mettant les moyens sur eux, et ceci ne concerne pas seulement les ZEP. On voit, dans les zones rurales, les établissements privés gagner du terrain grâce au choix d’options qu’ils proposent et au soutien qu’ils assurent. 

 

Les 35H au collège  

Les collègues sont choqués par cette proposition et cela va loin : certains jurent déjà qu’ils ne voteront pas SR si c’est ainsi qu’elle traite cette question de l’Educ.Nat et les profs.  

Attention donc au phénomène Allègre !  

Pourquoi cette idée les choque ?  

Beaucoup ont « signé » pour la liberté de gestion du temps que notre travail implique.18h de présence face aux élèves et le reste à répartir comme on le souhaite (temps de préparation et surtout de correction) sur la ou les demi-journées libres et le week-end.  

Ils sont quelques-uns à ne pas vouloir changer cela.  

Aussi, il me semble que cette proposition doit être testée par des volontaires. J’avais, dans une autre contribution, proposé un statut étendu du prof principal qui ferait plus d’heures de présence au collège pour prendre en charge quelques heures de soutien mais aussi créer des projets, rencontrer les parents et travailler sur place.  

Cela demande la mise en place de deux choses essentielles :  

 

Ø la rémunération des enseignants :  

s’ils font 35H au collège, sachant qu’ils ne pourront objectivement pas tout faire sur ce temps et qu’il leur restera du travail à faire à la maison, il faut les payer plus 

Je rappelle qu’un enseignant débute avec 1100 euros et qu’il gagne 1560 euros au bout de sept d’ancienneté.  

Il faut axer le discours là-dessus, si on ne revalorise pas les salaires, on ne pourra rien demander aux enseignants qui refuseront massivement toute proposition.  

On voit bien qu’ils sont prêts à « travailler plus » s’ils sont payés plus( les remplacements de Robien fonctionnent -un collègue remplace au pied levé un collègue absent, il le fait dans sa matière et même s’il n’a pas cette classe-là habituellement- parce que ces heures sont bien payées).  

Le métier d’enseignant n’est plus respecté (on le constate dans les discours que tiennent les élèves sur les «  fonctionnaires » ou, pire, dans les violences que certains collègues subissent dans les établissements les plus difficiles) et l’on peut penser que cela est lié au faible pouvoir d’achat des profs. Comment faire respecter la valeur des études, de l’apprentissage, si ceux qui l’enseignent pèsent si peu dans la société ? 

 

Ø le cadre de vie :  

si les enseignants sont davantage présents dans les établissements, il faut penser aux moyens matériels qui seront fournis. 

Une véritable salle de travail avec une place pour chaque prof (c’est-à-dire un espace bureau) est essentielle : on ne peut pas imaginer dans les circonstances actuelles de brouhaha de salle des profs un travail efficace.  

Il faudrait également doter les établissements et ses enseignants d’outils informatiques leur permettant de travailler sur place( préparation de cours, correction, recherches). Pour souligner l’ampleur du projet : aujourd’hui dans un petit collège de 250 élèves, un seul ordinateur en salle des profs capable de recevoir les notes et les appréciations des bulletins trimestriels et capable dans le même temps de fournir un accès à Internet ou encore capable de proposer du traitement de textes ; un ordinateur pour 25 profs ! 

Un lieu où travailler, un lieu de repos, un ordinateur pour travailler. 

Il faut également être clair sur les attentes et la mission attribuée aux enseignants. 

Si la présence est plus longue, il faut définir le nombre d’heures consacré aux rencontres avec les parents, celui consacré au soutien, celui consacré à la préparation des cours mais aussi des projets pédagogiques et culturels. 

On ne peut demander à un prof qui fait 18h de cours d’en faire le double. Le face à face avec les élèves demande beaucoup d’énergie. Si du soutien est organisé, ce serait pour un effectif restreint d’élèves et peut-être en doublette avec un autre prof. Imaginons par exemple deux heures par jour de soutien pour un petit groupe de huit élèves maximum avec deux profs qui travaillent ensemble. Cela aurait le mérite de favoriser le travail en interdisciplinarité. 

Durant ces 35h de présence, le prof continuerait de faire 18 H de cours, à cela s’ajouteraient les heures de soutien 8h c’est-à-dire 2h par jour avec un collègue, il resterait 9h consacrées à la rencontre avec les parents, la préparation des cours et des projets et la correction des copies. 

Il faut tester ce système, le proposer à des collègues volontaires dans un premier temps. Cela permettrait d’éviter l’opposition massive et le blocage de l’idée. De plus, cela laisserait le temps de créer les conditions matérielles (c’est-à-dire la dotation en outils informatiques, en salles de travail de repos). Voyant que le processus est engagé et que les conditions matérielles sont créées, bon nombre de collègues changeraient leur vision des choses.

 L’évaluation : 

 

Je pense également que la mise en place d’un tel système devrait se faire en parallèle avec une autre manière de penser l’évaluation

Celle-ci doit évoluer car on constate qu’elle ne fait qu’accentuer les inégalités. 

Le prof est, par définition, un ancien « bon élève », qui va donc reproduire de façon plus ou moins consciente le même système que celui qu’il a connu. Il va donc façonner des interros de « bon élève ». Celui qui a compris le système Ecole et qui généralement est issu d’une classe sociale favorisée, qui, en tout cas, a accès à la culture (livres à la maison, visites, vacances), s’en sortira toujours qu’il soit bon ou pas. Si ses résultats chutent, il saura se reprendre au bon, moment car il a compris le système, il lui faut juste le courage de le mettre en application.  

Mais celui qui n’a pas compris le système Ecole et qui est, en général, issu d’un milieu social défavorisé ne fait que s’enfermer dans une vision négative de lui-même et de sa capacité à réussir. Aussi voit-on arriver des élèves en sixième qui nous disent : «  Madame moi je suis nul en dictée ! »C’est-à-dire qu’à onze ans, son destin social est tracé, marqué au fer rouge par cette non maîtrise de l’orthographe qu’on lui renvoie comme le signe de sa « nullité ».  

Il me semble qu’en créant un système dans lequel on évalue moins mais autrement, on pourrait faire réussir ceux qui les plus en difficulté tout en continuant de faire avancer ceux qui sont les plus à l’aise. On peut imaginer des évaluations qui seraient axées sur d’autres critères que ceux qui sont définis actuellement par la doxa. On pourrait imaginer un système de compétences à valider sur les quatre années de collège par exemple plutôt que de sanctionner par un passage en classe supérieure ou non en fin d’année.  

On constate que le redoublement dans les conditions actuelles est inefficace, ce système permettrait de l’éviter.  

Et surtout on prendrait réellement en compte le rythme de chacun. On sait très bien que certains élèves apprennent plus vite ou retiennent mieux ou sont plus mûrs avant les autres.  

Ce système de compétences à acquérir sur quatre ans aurait le mérite de valoriser ce qui est acquis ou réussi au fil des années (et même pour les moins bons : savoir présenter correctement une copie est en général quelque chose d’assez vite acquis par les élèves en difficulté qui  ne pouvant répondre à aucune question soigne la forme ; savoir s’exprimer face à un auditoire est, en général, très vite acquis par des élèves qui ne travaillent pas à la maison mais qui ont cette aisance.). 

 

Bref l’essentiel est de dire qu’il faut renouveler notre manière d’évaluer si l’on veut réellement créer une Ecole non de l’excellence comme certains le prônent, mais une Ecole de la République, c’est-à-dire une Ecole qui donne les moyens à chaque citoyen en puissance de réussir sa vie en lui donnant le choix de son avenir, de son futur métier, de sa future capacité à réfléchir, à prendre des responsabilités, à faire des choix. 

Non plus sanctionner par des notes couperet, non plus établir des classements et donc reproduire l’injustice sociale mais valoriser toutes les compétences, donner la possibilité de se faire confiance, de se savoir apte à la réussite.  

Ce ne sont pas que des déclarations d’intention ou de belles idées, c’est une autre manière de penser l’école et celle-ci passe par une autre manière d’évaluer. La pratique quotidienne prouve que cela est possible. Valoriser ; mettre en confiance évaluer des compétences qui ne le sont pas toujours et accepter de mettre en place une évaluation différenciée permettrait de redonner à l’école son rôle d’ascenseur social. 

 

Le recrutement des personnels enseignants et de direction : 

 

Il faut repenser les concours de profs et d’instituteurs.  

Aujourd’hui trop d’étudiants passent le concours de professeur des Ecoles ou le Capes /Agreg par défaut. 

Aucune question sur la pratique ou la vision du métier n’est posée à celui qui passe le concours. Ce sont ses savoirs disciplinaires qui vont être évalués et absolument pas le pourquoi il est là et que compte-t-il faire.  

Jamais on ne demande à un enseignant d’expliquer sa pratique ou la vision qu’il a de son métier. Même au cours de sa carrière quand il signe sa note administrative auprès de son chef d ‘établissement chaque année- cette note étant mise par le chef d’établissement selon des critères de ponctualité, d’investissement et de rayonnement dans l’établissement et selon un barème propre à chaque échelon- l’enseignant n’a pas à expliquer son projet annuel ou ses envies…  

Il paraît essentiel à l’heure où le métier de jeune enseignant se révèle être parfois très difficile et très éprouvant moralement et physiquement, d’évaluer sa capacité à s’adapter, sa motivation, sa connaissance même minime des grands principes de l’Ecole républicaine comme la laïcité… 

On pourrait envisager une épreuve qui juge de la capacité à élaborer un projet selon l’établissement proposé, les difficultés connues... Même s’il ne s’est jamais retrouvé devant une classe, le futur enseignant doit avoir des idées, des propositions, un projet à mettre en œuvre et pas seulement la capacité de faire ingurgiter à des élèves un savoir disciplinaire.  

D’autre part, les personnels de direction doivent être recrutés sur des critères plus stricts et plus exigeants.  

Bien souvent les établissements sont dirigés par d’anciens collègues qui se sont lassés d’enseigner face à une classe et qui ont décidé de faire autre chose. Mais être chef d’établissement ce n’est pas être prof et par manque de candidat, on finit par recruter des collègues qui n’ont pas les qualités de personnel de direction.  

Le chef d’établissement est celui qui fixe le projet, il a un rôle d’autorité et d’entraînement.  

On constate dans des établissements proches de manière géographique et recevant des élèves issus des mêmes milieux, des disparités liées en majeure partie à la gestion faite par le chef d’établissement.  

Il est donc fondamental de recruter des personnels capables de maîtriser la gestion de groupe, c’est-à-dire de gérer une équipe, d’élaborer un projet et d’avoir une vision pour leur établissement (quels choix de filières, constitution d’équipes pédagogiques, choix de partenariat…).  

Pourquoi ne pas créer ou donner les possibilités d’actions si cela existe déjà, un système dans lequel une personne formée à cela passerait dans les établissements afin d’aider les chefs à construire un projet ou de favoriser la réalisation d’actions…Les inspecteurs sont actuellement trop peu nombreux pour jouer ce rôle de conseil et d’aide. 

 

Conclusion :  

 

Pour ouvrir le débat sur l’Ecole et l’Education nationale, j’axerais la réflexion sur deux points : 

 

- la volonté de se redonner pour mission de faire réussir tous les élèves en changeant la pratique de l’évaluation, en testant les 35h de présence qui favoriserait le soutien, et en redonnant les moyens financiers de créer des projets artistiques et culturels.

 

- la revalorisation du métier d’enseignant en augmentant les salaires tout en développant la mission éducative. 

 

Publié dans PRESIDENTIELLES 2007

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arkane 07/02/2007 14:50

La réalité du collége est un voyage dans une autre dimension, les repères changent, c'est une initiation en solitaire.c'est la devise du "débrouille-toi" ,surtout si on appartient à la caste des "fantômes".
Les fantômes sont les NON-TITULAIRES.
QUESTION:
"Comment voulez vous travailler dans de bonnes conditions si les élèves changent 3 fois de prof dans l'années?"
l'état vous ment (encore!) ,il engage des profs non-titulaires et au bout de 200 heures il les virent car s' il les garde il doit leurs faire signer un CDD. Cet outil est la VACATION.
C'est un statut qui n'ouvre ni droit aux assedics , ni droit à la sécurité sociale. Si,si ,ni droit à la sécurité sociale.
L'autre outil est la contractualisation, le cdd à la sauce de l'etat differente de celle du privé. Elle est plus amére encore.....
si cela vous intéresse de voir les coulisses de l'éducation, lisez la suite.Je suis dans l'éducation depuis 1999 et j'ai vu du trés bon comme du trés mauvais.

LES VACATIONS:
Vous vous demandez si l'état se soucie de l'avenir de vos enfant? La reponse est non! Et je le prouve! Vos enfants, au collége,vont avoir dans chaque matiére plusieurs profs qui ne seront dans l'établissement que pour 200h maximum dans l'année .PLus simplement dans une année, ils auront 2 profs de math,2 profs de musique .Comment voulez -vous qu'il y ai continuité dans le travail des élèves alors que devant eux les profs se succédent , anéantissant encore et encore les habitudes de travail des élèves et le principe d'autorité de l'enseignant.
Depuis 2004,les rectorats ne font presque plus de contrat mais paye des vacations.Le Vacataire est payé à l'heure devant les élèves , le reste du temps il ne touche rien.Il ne peut faire que 200h dans l'année, il gagne environ 4000 euros dans l'années.
Pourquoi 200h? au delà ,les rectorats sont obligés de faire signer un cdd.La vacation n'est pas un statut, il n'ouvre pas le droit au chomage ,ni celui de la SECURITE SOCIALE.Les vacataires alternes entre RMI et vacations.
Il faut signaler que c'est les socialistes qui , par le biais d'Allegre ,en 1997,ont instauré la vacation.Depuis,la droite l'utilise au maximum. Mais c'est aussi les socialistes qui ont lancé les derniers plans de titularisation. il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis!

CONTRACTUEL
Il existe dans l'éducation nationale un contrat encore plus précaire que le CPE c'est le CDD reconductible à l'infinie grâce auquel les rectorats peuvent (en tant que prof),nous embaucher nous débaucher selon leur désir et en complète opposition avec le droit du travail français .Dans les faits , la période d'essaie peut durer une vie .Pour ma part j'ai fait 3 vacations de 200h chacune (c'est le maximum légal dans une année) .Ensuite j'ai enchaîné 5 contrats de 1 an chacun (CDDs). D'aprés l'education nationale je ne peux pas etre titulaire car je n'ai pas le CAPES .Ce concours ne valide pas un enseignement sur le metier de prof et n'ai pas superieur à bac+3 .Donc pour ces bureaucrates de l'EN l'experience n'a aucun interet.Ils vous diront que je n'ai qu'a passer le concours. Pour cela il faudrait une formation et surtout que le concours soit ouvert ; dans ma discipline (éducation musicale) le concours interne (concours réservé aux non-titulaires exerçant depuis 3 ans) est fermé depuis 2 ans alors que l'externe (pour les universitaires sans expérience) est ouvert .Je tiens à signaler que d'autres disciplines sont dans le même cas.

LES RECTORATS ET LES NON-TITULAIRES
Déja les rectorats n'ouvrent qu'une semaine avant la rentrée de Septembre . Le jour de la rentrée ils voient où il ya des manques et les remplacements ne se font ,dans la majorité des cas qu 1 à 2 semaines aprés.
J'accuse les rectorats et l'éducation nationale de non respect des droit de l'homme ,car le droit du travail en est un.

Les raisons:

- signature des contrats au delà du délai légal de 2 jours ( contrats antidatés)

- payement des heures de vacation irrégulier et ne correspondant pas au heures effectuées dans le mois

- non payement du chômage dans les délais légaux (+ de 2 mois ,bien plus!)

- aucune indemnité de licenciement

- nombre de CDD hors la loi

- aucun courrier de licenciement

- Non respect du droit à la formation

- non respect des barèmes de recrutement

L'ETAT: faites ce que je dis et pas ce que je fais!
Pas d'assurance sociale si on ne fais pas plus que 6 heures par semaine en tant que vacataire et c'est souvent le cas! il nous donne des moitiés de poste ,4,5,6 heures/semaine et aprés 200h , IL VOUS VIRE!

Remarque: on a presque tous 4 voir 5 cdd de un an et toujours pas de CDI, il faut 6 ans et c'est recent. Létat ne respecte pas les règles qu'il impose aux entreprises privées.Comment croire qu'il va défendre le service publique et les travailleurs du secteur privé.L'état français est tenu par des avocats , c'est à dire par des gens formés à mentir et qui n'ont aucune morale ni intellectuelle , ni humaine (pas plus à gauche qu' à droite en incluant les extremes et les écolos des villes)



Nous ne sommes pas comptabilisés par les assedic car c'est les rectorats qui nous payent les indemnités.Pour avoir ces indemnités il faut fournir un papier de rejet des assedics.Il n'y a pas de convention entre les rectorats et l'unedics.

Je suis vacataire ,(explication plus haut) en centre hospitalier,avec des élèves boulimiques ,des traumats, des FINs de vie,et tout cela sans formation,vous trouvez ça normal?moi,non!je vis avec 5000 euros par an
De Robien ,je le redis, a mis au RMI plus de 25000 non titulaires depuis 2 ans.Pour ma part,j'ai 4 années de vacation+ 5 cdd de un an:D'aprés vous,est ce normal?Dans le privé c'est totalement interdit et même le MEDEF n'a jamais utilisé le systéme des vacations (instauré je vous l'accorde ,par la gauche).
En conclusion, les rectorats ,cad l'EN,donc De Robien ne respecte pas la loi même quand les tribunaux nous donnent raison.Ils continuent à pas nous payer les ISOE (j'ai mes fiches de salaires pour le prouver,moi!),ce qui est illégal.Voici ,le conclusion du tribunal administratif:

http://perso.orange.fr/sgen-cfdt-lorraine/second_degre/Infos%20nationales/jugement.htm

Il est vrai que Je suis en colére ,mais dans ma situation comment ne pas l'être.
l'education N ne sait pas combien elle embocher de non- titulaires cette années,car même les syndicats n'arrivent pas à avoir les chiffres.
Autre question :pour quelle raison l'EN emboche-t-elle encore des non-titulaires,alors que monsieur De Robien affirme qu'il n'y a plus de postes vacants,et ne me dites pas que c'est pour des remplacements car pour moi ce n'est pas le cas ,je ne remplace personne,il n'y a pas de titulaire affecté sur ce poste ,ainsi que sur mes deux postes précedants.
vous savez, la politique je la "juge" en regardant les gens que je vois,c'est tout! Et dans les colléges cela va mal,trés mal.
Il y aurait aussi à dire sur les IUFM, qui ,de l'avis des profs que je vois ne prépare plus au métier.
Ils rendent les concours inégalitaires car ils ne dispensent pas les mêmes préparations . Dans une académie la préparation à un certain concours va être dispensée,pas dans l'autre.Les raisons sont diversent,mais la plus répendue est celle ci: "il n'y a pas assez de candidats dans l'académie".Si vous faites partie de ceux-ci :"PAS DE CHANCE !".

J'ai une autre question et je n'ai pas de réponse:
" Pourquoi un capes interne d'une matiére est-il fermé,alors que l'externe de cette même matiére est ouvert"

CAPES interne:concours pour les non-titulaires de plus de 3 ans d'ancienneté.

CAPES externe:concours pour les étudiants qui sortent de fac.

L'education nationale ne valorise aucunement l'expérience.Normalement elle devrait ?Elle a pour but de valoriser le travail? Je passe mes journées à dire à mes élèves de travailler pour reussir ,et j'ai l'impression de mentir.

Que comptez vous faire pour ces esclaves de l'éducation nationale ,car l'année prochaine beaucoup d'entre nous seront SDF???

EricRM21 02/02/2007 18:56

Comme nous sommes deux "connecter à ce blog", je dis bonsoir au 2è, s'il (elle) consulte ce sujet.

Le débat tout seul c'est un peu comme la mastubation, ça ne fait pas de mal, ça fatigue et ça creuse !

A+

EricRM21 31/01/2007 21:34

Belle rédac Céline!
Je ne suis pas d'accord avec la présentation des choses. Trop long pour en débattre par écrit, mais:
- Si des parents souhaitent que les enseignants fassent 35h, c'est seulement pour être sûr que leur vie de travail se fasse comme tous les autres fonctionnaires et salariés, sur le lieu de travail. Car il faut rappeler que les enseignants sont au service des élèves et des parents.
- Cela permet à des parents de voir plusieurs profs en une visite .
- de l’entraide entre profs et de confronter leur approche envers des élèves difficiles.
- De pouvoir surveiller des élèves collés, sans avoir à recourir à des surveillants .
- Accompagner les élèves tout au long de la journée aux intercours .
Et encore d’autres avantages.

Quand tu parles de valorisation par le salaire, je compatis au problème de porte-monnaie, mais la valorisation , c’est surtout les résultats des élèves, et plus l’écart entre eux est réduit par l’enseignement, plus la valeur de l’enseignant est grande.

Il faut rappeler que c’est à la naissance que les différences de niveau s’établissent, différences qui augmentent avec le milieu social .
Tout n’est pas aussi tranché. Un enfant préfère t il être bas dans un collège à haut niveau ou se sentira t il mieux, haut dans un collège réputé à niveau bas ?
L’enjeu de votre métier, c’est aussi réduire au max ces différences .
La mixité doit être mesurée et surveillée. Mais il faut commencer par « mixer » les parents . Et la on touche également au racisme primaire ou religieux . Cela se voit avec les écoles privées ( toutes confessions confondues) . C’est une forme de carte scolaire « privée ».

Je vais parler comme un vieux, mais ce n’est pas la société qui a abîmé le métier de prof , ce sont les profs eux mêmes. De mon temps, en 1964 jusqu’en 1974, dans une ville de 2500 Hab, dont 500 Portugais immigrés, aucun élève n’ a été ghettoïsé à l’école. Des cours du soir existaient, et le directeur du CEG s’impliquait énormément avec les profs. Certains nous préparaient au certif ou au BEPC en dehors des cours, comme si les profs relevaient un défi . Les profs étaient respectés, mais respectaient leur métier et leurs élèves .

Le débat est trop long, mais je proposerai bien les 35h à l’école, avec le même nbre d’heures de cours qu’aujourd hui, et le reste du temps , correction des devoirs à l’école, préparation des cours et accueil des parents en RDV, et j’irai jusqu’à proposer une charte de l’instituteur ou du professeur sur son cœur de métier . C’est cela qui revaloriserai le métier et ensuite les compensations salariales ( sans parler de prime).
Et j'ai pas tout dit, mais biz pour ce soir maîtresse.