PROGRAMME DE SEGOLENE ROYAL

Publié le par Rénover Maintenant 21

Dépêche Associated Press du 27/09/2006.

Ségolène Royal a esquissé par petites touches ces derniers mois ses principales idées pour instaurer un "ordre juste" où "tout se tient: emploi, sécurités, famille, école". Inventaire:

ECONOMIE ET EMPLOI : "reconstruire la valeur travail"

- Elle préconise une "nouvelle donne" économique qui allie "agilité" (elle préfère le mot à "souplesse") pour les entreprises et "sécurité" pour les salariés, sur le modèle scandinave. Les salariés seraient couverts par une "Sécurité sociale professionnelle", prévue par le projet du PS, qui les protégerait en cas de perte d'emploi.

- Chômage: réforme "profonde" de l'ANPE pour adapter les "qualifications" des salariés aux "besoins des entreprises". "Personne ne devrait être payé à ne rien faire", juge-t-elle par ailleurs.

- 35 heures: elle n'exclut pas des assouplissements pour ceux "qui veulent travailler plus" ou "moduler" leur temps de travail "selon les étapes de la vie". Elle dresse un bilan "mitigé" des lois Aubry.

- Allégement de charges pour les entreprises qui embauchent des salariés non qualifiés, des jeunes sans expérience professionnelle, des chômeurs de longue durée ou des salariés âgés.

- Fiscalité: "réforme en profondeur" des stock-options.

SECURITE : "une sécurité durable"

- Les parents seraient contraints à faire des "stages" dans des "écoles de parents" au "premier acte d'incivilité" de leur enfant en primaire.

- Les "perturbateurs" des collèges seraient placés "d'office dans des internats-relais".

- "Deuxième poste d'enseignant" dans les classes difficiles.

- Placement "d'office dans un service à encadrement militaire à vocation humanitaire ou pour apprendre un métier" pour les jeunes de plus de 16 ans, dès le premier acte de délinquance.

- Mise sous tutelle des allocations familiales des parents défaillants, comme le prévoit déjà une loi de 1966.

- Soutien scolaire individuel gratuit pour les enfants en difficulté.

- "Tutorat" des étudiants de deuxième cycle sur ceux du premier cycle pour les aider.

IMMIGRATION : "partagée" et non "choisie"

- Contre une régularisation massive, elle préfère un règlement "au cas par cas" et déplore la suppression du système de régularisation au bout de dix ans. Elle veut mettre en regard les autorisations de séjour et les besoins des entreprises, mission qui incomberait aux préfets.

- Elle propose un "visa saisonnier régulier" pour les travailleurs saisonniers.

- Expulser "systématiquement" à leur sortie de prison les "délinquants dangereux" arrivés "depuis peu" en France.

- Accroître l'aide au développement des pays pauvres, en leur apprenant notamment à utiliser l'énergie solaire.

SOCIETE:

- Homosexualité: initialement réservée sur le mariage et l'adoption par les couples homosexuels, elle a promis des "avancées". Mais "sur ces questions de société, il faut rassembler une majorité de Français" et ne pas "déchaîner les passions", a-t-elle nuancé. Elle s'est toutefois prononcé en faveur de l'égalité des droits et de l'homoparentalité.

- Education: "assouplissement" de la carte scolaire pour laisser aux parents le choix entre deux ou trois établissements.
Du « soutien scolaire gratuit aux enfants, au bon moment, quand ils en ont besoin », une mission que les étudiants pourraient être incités à mener moyennant « des points supplémentaires, des unités de valeur » dans leur propre cursus. Ce « travail d'encadrement » serait étendu aux universitaires de troisième et quatrième année : « Tous devront faire du tutorat » auprès de leurs cadets de première et deuxième année.
- Syndicats: faire "émerger un syndicalisme de masse". Elle a émis l'idée de rendre l'adhésion à un syndicat obligatoire.

- Retraites: réforme du régime de retraite des élus.

- Internet: création d'un "système de licence globale forfaitaire" pour financer en partie la création.

- Drogues: pas de dépénalisation.

- Faire de la France le pays de "l'excellence environnementale".

INSTITUTIONS : une "République du respect"

- Instaurer le vote obligatoire, le non-cumul des mandats, la reconnaissance du vote blanc, une décentralisation "radicale".

- Démocratie "participative" pour que les citoyens prennent part aux décisions qui les concernent.

- Faire respecter la parité.

DIPLOMATIE :

- Etats-Unis: elle refuse de s'"agenouiller" devant George W. Bush, dont elle juge la théorie de l'Axe du mal "simpliste". Elle considère que "les guerres préventives aggravent les problèmes".

- UE: elle veut faire l'"Europe par la preuve" en lançant des "programmes européens" sur "l'après-pétrole" ou "la recherche".

Merci à Emmanuel CHAUMERY d'avoir posté ce billet

Publié dans PRESIDENTIELLES 2007

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Thomas Rudolf 03/10/2006 06:08

pour moi c'est plus simple.
On triche avec nous du côté de chez swan, et je ne me dirige pas dans le brouillard.
Plein de bonnes choses se dessinent à gauche, il suffit de surfer, déjà à partir de links figurant sur ce site pour voir qu'il n'y a pas que des passe-plats, des serviteur de chefs de claque et des montgolfières au P(S).

JL 02/10/2006 23:48

volontiers  oups !!

JL 02/10/2006 23:39

Un bon post ( n" 22 ) que j' intitulerais volontier C FOg

christine RM21 02/10/2006 23:24

idem que toi CFO sauf que moi je suis beaucoup plus "vieille" que toi "donc la valeur n'attend pas le nombre des années" !! (le mot valeur ici reflétant de mon point de vue, une position sage que tu as parfaitement explicitée !)

CFO - Adh. RM93 02/10/2006 23:05

Si je devais résumer très rapidement ce qui m’a le plus surpris dans ma (très) courte expérience d’adhérent au PS (pensez donc, 18 mois, autant dire rien), je dirais que c’est d’abord l’infinie variabilité des convictions particulières de chaque militant que j’ai pu rencontrer, ou lire, ici où là. Je vais essayer de m’en expliquer ci-dessous, en faisant par là même le lien avec la dépèche AP qui est l’objet des présents commentaires…Prenons en effet simplement les axes tracés dans cette dépèche : économie, emploi, sécurité, immigration, société, institutions, diplomatie. Même s’ils n’épuisent pas le spectre des questions autour desquelles s’expriment la totalité des convictions de chacun, ces axes ont néanmoins le mérite d’être sans doute parmi ceux qui vont structurer le plus l’expression de tous ceux qui vont participer sérieusement au débat pendant les 6 mois et quelques qui nous séparent de la présidentielle. Imaginons maintenant une réprésentation graphique où chacun de ces axes serait gradué entre une origine et une fin correspondant aux deux expressions politiiques situées à l’extrémité du spectre politque intelligible (par ex., le FN d’un côté, la LCR de l’autre). Chacun d’entre nous pourrait alors plus ou moins aisément indiquer où il se situe sur chacun de ces axes par un segment dont la longueur dépendrait alors à la fois de la connaissance qu’il a des ressorts théoriques contenus dans le sujet exprimé par cet axe, et de la force de ses convictions à l’égart de ce même sujet (l’un n’étant d’ailleurs pas réductible à l’autre). Bien malin celui qui pourrait à partir d’un tel graphe déterminer une ligne moyenne représentant par exemple le militant PS, le militant UDF ou le militant UMP. En d’autres termes, j’ai le sentiment que l’écart type serait tellement large que l’expression d’une valeur moyenne n’aurait alors pratiquement pas de sens. Par contre, et à tout le moins sur une bonne partie de ce graphe, il me semble clair que les enveloppes moyennes correspondant au PS, à l’UDF ou à l’UMP dessineraient des formes suffisamment différentes (même s’il est clair qu’elles se recoupent parfois), pour justifier le regroupement de militants autour des organisations politiques dans lesquelles ils se reconnaissent. La séquence correspondant au vote sur les candidatures internes du PS devient alors une tentative de chacun d’entre pour se donner tout d’abord une juste réprésentation de la ligne que tracent les divers candidats, puis pour se représenter celle qu’il aurait tracé pour son propre compte, le jeu étant de choisir le candidat dont la ligne est la moins éloignée de cette dernière. Malheureusement, et c’est bien là que les choix stratégiques de la direction du PS montrent à mon sens toutes leurs limites, la vacuité du « projet socialiste », associée à la (beaucoup) trop longue période de campagne qui nous sépare de l’élection finale, ne permet à aucun des candidats de dévoiler dès maintenant l’intégralité de son positionnement, sous peine d’avoir brûlé tous ses vaisseaux avant d’être arrivé en vue du port…Et nous sommes donc contraînts de nous déterminer au vu d’un vague brouillard, en lieu et place de la ligne claire espérée. Dans le cas de SR, cela me paraît particulièrement évident par sa volonté revendiquée de préciser le moins possible du détail de ses diverses positions. Dans le cas de LF, la volonté de n’afficher que quelques positions aussi volontairement marquées que volontairement simplificatrices me semble être une autre forme de la nécessité d’avancer masqué aussi longtemps qu’il est possible. D’où une bonne partie de nos débats sur ce blog et sur bien d’autres, qui tentent avec plus ou moins de bonne foi de faire croire qu’il est possible de rendre nette une image floue. Et d’où la frustration de nombre d’entre nous (moi, au moins…), d’être contraints de se diriger dans le brouillard au moyen d’une carte impossible à lire…(et je ne parle pas de la boussole que j’ai eu le sentiment d’avoir subitement égarée en Juillet dernier)Et comme je ne suis qu’un jeune (récent serait un terme plus approprié) militant inexpérimenté, et ayant donc toutes les chances de me balancer dans le premier ravin venu, dès lors que je ne sais pas où je vais, je ne bouge pas ! (à tout le moins tant que le brouillard n’aura pas commencé à se dissiper… c’est à dire après la désignation du candidat par ceux qui pensent être capables de lire les cartes floues dans le brouillard… ou lorsque j’aurai retrouvé la boussole égarée…).