FISCALISATION DES INDEMNITES POUR ACCIDENT DU TRAVAIL

Publié le par Rénover Maintenant 21

Réunion de section hallucinante, un moment on se serait cru dans une réunion UMP, un camarade (cadre supérieur à la Poste) est venu nous dire tout le bien qu’il pense de la réforme de la Poste vue par SARKOZY et la nécessité vitale qu’il y a à supprimer les bureaux de poste qui ne sont pas rentables en milieu rural et dénonce violemment la démagogie d’Arnaud MONTEBOURG qui s’oppose à cette perspective !

Le débat était intéressant et a permis de bien distinguer le clivage qui existe au sein même de notre parti d’un côté ceux qui disent nous ne pouvons rien contre le libéralisme, c’est le seul système viable, il nous faut nous adapter pour que cela soit le moins dur possible pour les plus défavorisés et de l’autre ceux qui pensent qu’il faut revenir à une conception plus humaine de notre système politique et économique.


Aujourd’hui le ministre UMP ,WOERTH , justifie la fiscalisation des indemnités perçues par les salariés victimes d’accidents du travail au nom d’une harmonisation avec les autres types d’arrêts de travail (maladie, maternité) : en première intention on pourrait adhérer à ses propos qui semblent logiques.


Mais de quoi s’agit-il en réalité ?

Les accidents du travail sont très souvent la conséquence de mauvaises conditions de travail où les principes et les règles de sécurité ne sont pas respectés par les chefs d’entreprises au nom de la sacro-sainte productivité et de la rentabilité : concepts éminemment libéraux qui privilégient le financier sur l’humain.

L’objectif pour un gouvernement digne de ce nom, ne serait pas de rechercher dans la fiscalisation des indemnités pour accidents du travail une source pour renflouer les caisses de l’assurance  maladie, mais bien de prendre les mesures appropriées pour réduire les risques d’accidents au travail.

Dans cette dernière hypothèse on pourrait imaginer, à l’instar de ce que préconise l’UMP pour lutter contre l’effet de serre par la taxe carbone, d’augmenter de façon substantielle les malus sur les cotisations des entreprises dans lesquelles il y a beaucoup d’accidents du travail.

A court terme, cela ferait rentrer de l’argent dans les caisses et à moyen et long terme, cela pourrait (peut-être) inciter les chefs d’entreprise à prendre les mesures nécessaires pour diminuer le risque au travail et par la diminution des dépenses de santé liées à ces accidents permettrait la réduction des déficits.


La constante dans la politique de SARKOZY est de faire payer l’usager, le consommateur, le malade, la victime plutôt que l’actionnaire.

Cette constante est celle de la finance internationale,  il suffit de se reporter aux propos du patron du Stock Exchange City of London qui s’exprimait sur France Inter ce vendredi 25 septembre et qui refuse l’idée même d’une taxe de 0.005% sur les  transactions financières au motif que cela diminuerait considérablement les gains des actionnaires et affaiblirait leur implication dans l’économie mondiale !

On mesure à quel point les préoccupations de ces gens là sont éloignées des principes de solidarité que le parti socialiste doit défendre.

Il faudra qu’un jour, collectivement, nous  choisissions clairement notre  camp : ou bien on admet que le capitalisme financier et le néolibéralisme sont maintenant le seul système viable et que le rôle du PS est d’en minimiser les effets négatifs pour les travailleurs dans une alternance de pouvoir ou bien on pense que l’Homme doit être au centre du système avec tout ce que cela implique en termes de solidarité, de protection de la planète et de développement économique.

Il faut souhaiter qu’une majorité se dégagera au sein de notre parti pour que nous nous engagions sur cette voie là.

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Gaby 14/11/2009 14:57


Une seule solution :  rejoindre le Front de Gauche, la gauche de la gauche, la vraie gauche, quoi !