BONUS

Publié le par Rénover Maintenant 21

L’information de Libération, selon laquelle la banque BNP-Paribas aurait provisionné 1 Mrds d’euros pour payer des bonus à 17 000 de ses employés est extrêmement choquante mais s’inscrit dans la logique du capitalisme financier et du libéralisme reagano-thatcheriste qui mène le monde depuis la chute du mur de Berlin.


A la suite de la réunion du G20 à LONDRES, on a fait croire au bon peuple que les choses allaient changer, on allait voir ce qu’on allait voir, le président français en tête, on allait moraliser le capitalisme : bavardage .


Aujourd’hui, l’Elysée s’agite, le président, du fond de la résidence de sa belle-mère, tonne contre les abus des banquiers et convoque tout ce beau monde le 25 août dans son bureau !


Las, les banquiers et le gouverneur de la Banque de France ont déjà répondu par avance : ils respectent les engagements du G20, donc, « circulez, y a rien à voir ! ».


Reconnaissons leur au moins cette franchise, ils viennent de nous confirmer que les décisions du G20 n’avaient strictement rien changé au fond et que nous sommes toujours, et c’est la volonté des dirigeants français, dans un système libéral où le capitalisme financier règne de façon absolue et qu’il n’est donc pas question de le moraliser, pour une raison bien simple, d’ailleurs, c’est que ce système est, par essence, étranger à toute notion de morale et aux bons sentiments.


Au début de la crise, SARKOZY a fait le choix d’utiliser l’argent des contribuables pour sauver les banques sans  entrer dans les conseils d’administration de celles-ci pour les surveiller et peser sur leurs décisions : on retrouve bien là, la profession de foi, très libérale, de REAGAN : « l’Etat n’est pas la solution à nos problème, l’Etat est le problème ! ».


Au-delà de la péripétie BNP, se pose belle et bien une question politique de fond et elle se pose de façon aigue au parti socialiste car de la réponse qu’il apportera dépendra son avenir.

On ne peut pas dire que le système dans lequel nous vivons ne marche pas, au contraire, pour les tenants de ce système, ce qui se passe aujourd’hui montre qu’il fonctionne, pour eux, à la perfection. En revanche il fait des victimes par milliers parmi les travailleurs et fait grossir chaque jour les rangs des pauvres.


L’évolution de la démographie dans les pays développés et dans les pays émergeants, la diminution de l’offre au niveau des emplois due aux nouvelles technologies, la nécessaire protection de la planète impliquent le mise en œuvre de principes de solidarité et d'intérêt collectif que seule la puissance publique est en mesure de garantir.


Le choix des socialistes et des socio-démocrates en France et en Europe est relativement simple : ou ils persistent dans la voie d’une prétendue moralisation du capitalisme financier, ou ils proposent un nouveau modèle de développement économique dans lequel l’homme, libre, aura toute sa place.


Ce sera tout l’enjeu des débats à venir au sein des sections et des fédérations, ce débat qui aurait dû avoir lieu après l'échec de 2002.

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