LE LIBERALISME, LE G20 et L'EUROPE

Publié le par Rénover Maintenant 21

Depuis quelques semaines se succèdent à la radio et à la télévision un certain nombre d'individus qui viennent se répandre sur les méfaits du capitalisme financier, ils dénoncent  les monstres créés par les banquiers, l'abomination des parachutes dorés et des bonus des patrons et donnent des leçons sur ce qu'il aurait fallu faire pour ne pas tomber dans la crise.

Ces  individus ont pour noms, entre autres, MESSIER, VILLEPIN, JUPPE, BAYROU ou plus récemment, FERRY.

 

On croit rêver, ces individus se moquent du monde et  nous prennent vraiment pour des imbéciles.

 

Ils ont tous, durant ces quinze dernières années, participé d'une façon ou d'une autre, à la promotion du capitalisme financier, du libéralisme thatchérien et à sa mise en œuvre.  SARKOZY en a été l'artisan le plus zélé.

 

Les parachutes dorés, les bonus, les stock-options, les retraites chapeau en tout genre ne pouvaient être ignorés par ces gens-là puisqu'ils constituaient des éléments de leur contrat. SARKOZY, en mars 2007, alors en campagne avait promis de légiférer sur ces questions dès juillet 2007, pourquoi ne l'a-t-il pas fait ?

 

Oui, mais voilà, à l'époque un patron qui licenciait n'était pas un mauvais patron en situation d'échec, au contraire, plus il licenciait plus les bénéfices augmentaient et plus il y avait de dividendes à distribuer aux actionnaires, qui, bien sûr, étaient très satisfaits et le ce patron pouvait engranger bonus et stock-options.

 

Ce système qui privilégie le rendement maximum dans un temps minimum a convenu aux financiers et aux banquiers  mais aussi aux politiques qui pouvaient se prévaloir d'une croissance significative, sauf que cette croissance était virtuelle puisque générée par le crédit.

 

Tout ceci montre que ce système, le capitalisme financier, produit lui-même les effets nocifs qui le détruit et quand le président dit « je veux moraliser le capitalisme financier », d'abord il avoue ne pas vouloir changer le système et ce faisant il intègre l'idée que la crise fait partie de ce système.

 

Il y a dans l'attitude de SARKOZY une hypocrisie énorme.

 

Certes, des décisions positives ont été prises lors de la réunion du G20 mais ce qui vient de se passer à Londres, n'est pas, comme on essaie de nous le faire croire, la naissance d'un nouvel ordre mondial, plus juste, plus humain mais d'abord une opération de communication à usage interne pour OBAMA, BROWN et SARKOZY, et une vaste opération de sauvetage du système, et en particulier des banques anglaises et américaines, sans aucune volonté de le changer.

 

A la veille des élections européennes, et dans ce contexte, on mesure les enjeux. Le Parti socialiste, avec le SPD  et les partis socialistes du nord de l'Europe, est le seul à pouvoir donner une nouvelle majorité au parlement européen pour provoquer le départ de BARROSO qui a enlisé l'Europe dans une politique libérale dont tous les français savent maintenant qu'elle est néfaste et  pour changer l'Europe.

 

Les français ne peuvent pas faire confiance à ces "anciens" libéraux, fraîchement convertis à l'intervention de la puissance publique dans l'économie, pour changer le système.

 

Les socialistes français ont le devoir, à tous les niveaux, de s'engager dans ces élections européennes pour la victoire, ceux qui verrait dans cette élection un moyen de mettre en œuvre on ne sait quelle stratégie interne prendrait une lourde responsabilité devant l'histoire.

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