SARKOZY : pragmatique ou mystificateur ?

Publié le par Rénover Maintenant 21

Le président de la République a été élu sur un programme clair de rupture et de réformes dont l'objectif était de supprimer totalement le rôle de l'Etat dans l'économie, de privilégier l'intérêt personnel au détriment de toute forme de solidarité (présentée comme de l'assistanat), d'anéantir les services publics au profit de l'entreprise privées dans des domaines aussi sensibles que la santé et l'éducation, bref un programme libéral pur jus  se plaçant indubitablement dans le cadre d'une économie libérale et d'un capitalisme financier débridé!

Un exemple : plutôt que d'augmenter les salaires des travailleurs qui impactent les gains des actionnaires, on les incite à emprunter, à s'endetter, même s'ils ne sont pas solvables pour qu'ils consomment , générent de la croissance et donc des bénéfices et des dividendes pour les actionnaires.

C'est ce que proposait SARKOZY, il venait d'inventer les subprimes à la française. 

On sait maintenant où cela mène !

 

Il y a peu encore, en voyage en Grande-Bretagne, SARKOZY vantait les mérites de la politique de ce pays qui aurait su mettre en œuvre une politique moderne alliant le plein emploi, la croissance et la protection sociale et encourgeait le France à suivre cet exemple.

Lors de son intervention télévisée de jeudi 5 février 2009, il a dit aux français exactement l'inverse, reniant totalement tout ce qu'il avait pu dire précédemment !

 

 Il s'agirait là de pragmatisme, nous aurions assisté à un virage à gauche.

 

Il n'en est rien, en réalité, SARKOZY cherche à enfumer les français pour mieux poursuivre sa politique libérale une fois la crise surmontée et le spectacle qu'il a donné à la télévision était affligeant comme était affligeante la prestation des valets du pouvoir figurant des journalistes.

 

Sur le fond, que ce soit sur le problème de la santé et de l'hôpital, qu'il s'agisse de l'enseignement supérieur et de la recherche ou du lycée les proposition de « réformes » qu'il avance sont basées sur les mêmes principes libéraux de désengagement de l'Etat et de démantèlement  des services publics.

 

En réalité, SARKOZY n'est qu'un mystificateur maniant la communication avec habileté et le plan de relance qu'une béquille à un système pourri qui ne prépare pas à l'avenir, au contraire.

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