Changer à gauche pour changer la France

Publié le par Rénover Maintenant 21

L'originalité de la démarche entreprise par Arnaud MONTEBOURG et Pierre MOSCOVICI résidait bien dans le fait qu'il ne s'agissait pas d'une synthèse molle à la "Hollande" mais bien d'une volonté de créer un nouveau parti socialiste sur des bases idéologiques qui dépassaient le clivage "oui/non"  apparu au référendum sur la TCE. Rassemblement le plus large possible pour, en 2012, proposer aux français un projet crédible qui dépasse les limites du PS et de la gauche seule condition pour une victoire contre la droite sans avoir à négocier avec Bayrou et en retrouvant l'électorat populaire séduit par Besancenot. C'était aussi la volonté de promouvoir une direction renouvelée.

Pierre MOSCOVICI a pris une autre route, surprenante, sans doute, comme l'a dit Arnaud MONTEBOURG, la plus mauvaise. Aujourd'hui, sur son blog, il croit devoir attaquer Arnaud, ce faisant ce sont tous les membres de Rénover Maintenant qu'il attaque mais dans notre démarche il y a une volonté  constante : celle de changer le P.S. pour faire triompher la gauche pour changer la France.

Cette volonté ne doit pas se figer dans une posture incantatoire tournée vers un romantisme désuet et nostalgique toujours émouvant mais qui malheureusement ne mènera jamais à la victoire.

Cette victoire ne doit pas non plus être recherchée à tout prix, nous faire renoncer, même partiellement à nos convictions en négociant avec ceux qui nous ont toujours combattus, qui ne sont ni à droite ni à gauche et qui, et nous en savons quelque chose en Côte-d'Or, se retrouvent avec la droite à la première occasion.

Il est nécessaire, voire vital pour le PS, que ceux qui ne veulent ni l'une ni l'autre de ces deux voies et encore moins d'un retour vers le passé se rassemblent et se retrouvent autour de la motion "Changer à gauche pour changer la France"

Le chemin proposé peut être alors celui de la victoire.

Publié dans CONGRES DE REIMS

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gérardRM21 28/09/2008 12:45

·                                 Il est normal que Pierre MOSCOVICI donne son point de vue,il est tout aussi normal que ses amis le défendent mais il y a des limites.Lors d'une rencontre au mois de mai 2008 avec Arnaud au Mont Beuvray nous lui avions fait part de notre réticence à voir RM s'engager avec Pierre MOSCOVICI et les strauss-kahniens.Il avait su nous convaincre que Pierre MOSCIVICI souhaitait réellement dépasser les clivages internes pour rénover vraiment le parti socialiste.Arnaud MONTEBOURG et ses amis ont depuis le congrès de DIJON, l'obsession de rénover le PS, l'inconstance n'est pas de leur côté mais bien du côté de ceux qui changent de cheval au milieu du gué et pour aller vers la moins rénovatrice des propositions ou alors pourquoi ne l'ont-ils  pas rénové le PS plus tôt?Quant aux coups bas entre strauss-kahniens.....

nana 27/09/2008 23:01

Avant cela, je veux faire ici une dernière mise au point à des amis égarés. J’ai supporté, avec stoïcisme, bien des avanies ces dernières semaines. Je me suis gardé, par scrupule, par éthique personnelle, de répondre à mes détracteurs avec les procédés – intoxication, désinformation, dénigrement – qui ont été utilisés à mon encontre pour parvenir à faire aboutir une cause improbable. Mais pour tourner une page politique et personnelle, il me faut mettre les points sur les i. Hier, j’ai été l’objet – à vrai dire je m’y attendais un peu – d’un double procès en légitimité de la part d’Arnaud Montebourg et Jean-Christophe Cambadélis. Arnaud m’a publiquement accusé de faire le « plus mauvais choix possible », en signant une « motion Hollande bis ». L’homme est attachant, séduisant, il a du panache. Mais le politique est parfois peu constant. C’est avec lui que j’avais co-signé la contribution « Besoin de gauche », que je souhaitais porter sa cohérence devant les militants, à ses côtés que j’avais été à Frangy fin août, puis sur Canal Plus début septembre, après l’intermède de La Rochelle. Il a toute mon affection – vraiment – mais j’ai aussi des regrets de ces virevoltes qui ne lui donnent ni prévisibilité, ni lisibilité : il a trop souvent varié pour que son jugement soit pris au sérieux désormais, et c’est dommage. Il devrait maintenant s’imposer une ascèse intellectuelle, une petite cure de réserve.Jean-Christophe Cambadélis a porté dans la lettre de « Socialisme et démocratie », dont il se fait le dépositaire unipersonnel, une attaque plus politique. En signant avec Bertrand Delanoë j’aurais dévoilé une double rupture, avec SD et DSK, pour créer un nouveau courant portant mon nom, errement que Jean-Christophe avec sa légendaire clairvoyance, avait deviné depuis longtemps. Il y a, en si peu de mots, tant de contrevérités ! Ce type de raisonnement me laisse pantois, moi qui n’ai jamais eu une lecture conspirationniste de l’histoire. Revenons donc aux faits. Il n’y a pas de rupture entre DSK et moi, pas davantage qu’entre lui et tous ses amis, si nombreux, qui m’accompagnent dans mon choix. Il est plus qu’insidieux, presque insultant de l’écrire. Simplement, DSK est à Washington, Directeur général du FMI, il n’est pas acteur de ce Congrès, il est à la fois stupide et malhonnête de l’y mêler. Et je crois mieux porter les idées social-démocrates que nous partageons en signant une motion cohérente avec des réformistes qu’au sein de l’attelage bizarre, formé de « carpes et de lapins », que Jean-Christophe a tant travaillé à bâtir. Car sa stratégie, celle du « ni-ni » à tout prix, ni Bertrand, ni Ségolène, n’a pas besoin, elle, de dévoilement : elle ne s’embarrassait ni de la cohérence idéologique, ni du respect du vote des militants, il fallait qu’elle soit, tout simplement, coûte que coûte. Je ne voudrais pas, vraiment, que le nom de DSK soit associé à cela, ni à l’éventuel mauvais score – sait-on jamais ? – de cette motion : ce serait une double réduction. Comment par ailleurs oser parler ainsi des engagements de « Socialisme et démocratie », alors que les mandats qui m’ont été confiés ont toujours été bafoués, mes efforts sincères sapés au profit d’une option, celle des « reconstructeurs », que nous n’avons jamais collectivement adoptée ? Faut-il rappeler que l’alliance avec les amis de Laurent Fabius a toujours, officiellement, été considérée par nous comme seconde par rapport à Martine Aubry, à la « Ligne claire », à Bertrand Delanoë, et toujours, de facto, été première pour Jean-Christophe.C’est pour cela, je l’ai dit, que l’aventure de « Socialisme et démocratie » est finie : tout a été fait pour en poignarder l’esprit, la philosophie, et ce club ne compte plus qu’un de ses fondateurs – Michel Rocard, Michel Sapin, Alain Bergounioux, Marisol Touraine, moi-même l’ont quitté, par force - sa lettre n’est qu’une coquille vide. C’est ailleurs qu’il faut désormais permettre l’expression sincère de notre sensibilité. C’est cela que je veux favoriser, avec « Besoin de gauche », faire vivre l’essence de notre contribution à travers un espace de débat et non – mensonge supplémentaire – créer un nouveau courant à l’heure où je signe une motion de rassemblement. Il est triste, vraiment, de voir un esprit aussi subtil se perdre ainsi dans de vieilles méthodes. Au revoir, mon ami. Il n’y a pas, en effet, de rupture définitive dans l’affection. Mais, vraiment, sur le terrain politique et éthique, nous n’avons plus grand-chose en commun, et je ne regrette pas cet éloignement. Jean-Christophe commence son propos par une citation qu’il prête à tort à François Mitterrand, et qu’il faut en réalité attribuer au Cardinal de Retz. Pour ma part, je me retourne, comme souvent, vers Jaurès : « il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l’avenir ». Maintenant, ça suffit, parlons d’autre chose.Le blog de Pierre Moscovici

PIERRE LALO 26/09/2008 22:55

Hier, j’ai été l’objet – à vrai dire je m’y attendais un peu – d’un double procès en légitimité de la part d’Arnaud Montebourg et Jean-Christophe Cambadélis. Arnaud m’a publiquement accusé de faire le « plus mauvais choix possible », en signant une « motion Hollande bis ». L’homme est attachant, séduisant, il a du panache. Mais le politique est parfois peu constant. C’est avec lui que j’avais co-signé la contribution « Besoin de gauche », que je souhaitais porter sa cohérence devant les militants, à ses côtés que j’avais été à Frangy fin août, puis sur Canal Plus début septembre, après l’intermède de La Rochelle. Il a toute mon affection – vraiment – mais j’ai aussi des regrets de ces virevoltes qui ne lui donnent ni prévisibilité, ni lisibilité : il a trop souvent varié pour que son jugement soit pris au sérieux désormais, et c’est dommage. Il devrait maintenant s’imposer une ascèse intellectuelle, une petite cure de réserve.Hier, j’ai été l’objet – à vrai dire je m’y attendais un peu – d’un double procès en légitimité de la part d’Arnaud Montebourg et Jean-Christophe Cambadélis. Arnaud m’a publiquement accusé de faire le « plus mauvais choix possible », en signant une « motion Hollande bis ». L’homme est attachant, séduisant, il a du panache. Mais le politique est parfois peu constant. C’est avec lui que j’avais co-signé la contribution « Besoin de gauche », que je souhaitais porter sa cohérence devant les militants, à ses côtés que j’avais été à Frangy fin août, puis sur Canal Plus début septembre, après l’intermède de La Rochelle. Il a toute mon affection – vraiment – mais j’ai aussi des regrets de ces virevoltes qui ne lui donnent ni prévisibilité, ni lisibilité : il a trop souvent varié pour que son jugement soit pris au sérieux désormais, et c’est dommage. Il devrait maintenant s’imposer une ascèse intellectuelle, une petite cure de réserve.PIERRE MOSCOVICI 25/09/08http://moscovici.typepad.fr/blognational/2008/09/mise-au-point.html#comments