LA FOLIE COMME ARGUMENT POLITIQUE!

Publié le par Rénover Maintenant 21

A l'occasion de son livre d'entretiens avec Alain TOURAINE, Ségolène ROYAL était invitée au journal de 20heures de France2 mardi 8 juillet .

L'occasion pour elle de revenir sur le récent « cambriolage » dont elle a été victime et de s'interroger sur la coïncidence troublante qui pourrait exister entre cet évènement et le fait qu'elle ait parlé de « mainmise du clan SARKOZY ».

La réaction de l'UMP à travers l'ensemble des média ne s'est pas faite attendre.

Ce fut ce monsieur LEFEBVRE, avec sa « gueule » de caïd de film policier de série B, dont l'arrogance, à l'image de son patron, n'a d'égale que sa vulgarité qui a clairement laissé entendre que Ségolène ROYAL est folle.

Refrain repris en chœur par l'ensemble du parti du président (qui pourrait s'en étonner !) de RAFFARIN, toujours pas remis de la défaite de sa candidate aux régionales de 2004 en Charente-Poitou, à MORANO toujours aussi vulgaire.

Il eut été bon que l'ensemble du PS, comme l'a fait Jean-Luc MELANCHON, interrogé sur La Chaîne Parlementaire, fasse bloc autour de Ségolène ROYAL.

Car l'affaire est très grave.

D'abord, il s'agit de celle qui a été  la candidate du P.S. et du PRG à la dernière élection présidentielle, elle représente17 millions d'électeurs qui ne sont sans doute pas tous socialistes mais qui en tout cas ne voulaient pas de SARKOZY pour gouverner la France et au-delà de l'insulte faite à la personne de Ségolène ROYAL ce sont ces 17 millions de français qui sont insultés par l'UMP.

Ensuite, si l'on est un peu curieux, ne doit-on pas s'interroger sur le fait que ces dernières semaines on ait appris qu'Olivier BESANCENOT avait fait l'objet d'une « surveillance » particulière, qu'un boîtier suspect avait été découvert dans la voiture de fonction de Bernard THIBAUD et comme par hasard des personnalités de gauche?

Toutes ces affaires sont traitées par le pouvoir et par l'ensemble de la presse comme de simples fait divers voire comme des anecdotes.

Pourtant comme nous l'indique la Gazette d'Arrêt sur Image (n° 28), Nicolas Princen, le conseiller chargé par Sarkozy de surveiller l'Internet (et notamment ce que dit l'Internet du président). a souscrit un abonnement, sous son nom, à ce site. Le fait qu'il se soit abonné sous son nom peut paraître honnête, mais c'est aussi un formidable moyen de pression et d'intimidation.

Il s'agit d'un changement de comportement de la classe politique dans les méthodes et le fait d'accréditer la thèse qu'un opposant politique déraisonne, de vouloir contrôler la presse et la liberté d'expression à travers internet constitue une menace réelle pour la démocratie et nous rappelle effectivement des temps que l'on aurait pu croire révolus.

Le PS, la gauche toute entière, indépendamment des personnes concernées, doivent se mobiliser et résister contre ces pratiques.

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