DECLARATION DE PRINCIPES

Publié le par Rénover Maintenant 21

 

Après un an de pouvoir sarkoziste, les  français commencent à comprendre. C'est vrai les choses n'ont pas été clairement dites par le candidat et le président n'est toujours pas très clair, mais l'évidence est là : SARKOZY et son collaborateur FILLON  enfonce la France dans le libéralisme économique et le capitalisme financier et de ce point de vue ils réussissent assez bien !

Pour faire simple cette doctrine nie à l'Etat la pertinence de son intervention dans l'économie affirmant qu'elle produit elle-même sa propre régulation. Sarkozy a donc mis en place une politique de désengagement massif de l'Etat, sous couvert de modernisation il détruit à la fois le système social et les services publiques, les deux piliers de la solidarité.  

Or aujourd'hui, on constate, avec la crise des subprimes, l'envolée des cours des matières premières et des produits agricoles, le nombre croissant de travailleurs en dessous du seuil de pauvreté que l'auto régulation du système ne marche pas et que le libéralisme tel qu'il a été promu par les anglo-saxons nous mène à la faillite et à la famine.

Cet échec est patent et la preuve nous en est donnée par la Grande Bretagne blairiste, qui après avoir nationalisé la banque Northen Roc vient par sa banque centrale d'injecter 60 Mrds d'euros dans le système bancaire anglais en faillite, mais il nous donne aussi la preuve que l'Etat doit réguler le système.

Cette régulation par l'Etat est indispensable dans le cadre d'une politique de développement durable et de protection de l'environnement, et d'une façon plus générale dans l'organisation de la solidarité.

Face à la faillite de ce système dans lequel le pouvoir en place nous entraîne, la « déclaration de principes » du Parti Socialiste arrive à point nommé.

Le préambule semble donner le ton : « humanisme », « société solidaire », « sauvegarde de la planète » , c'est bien le moins que l'on pouvait espérer. Il dénonce (art.6), mollement, une  « mondialisation dominée par le capitalisme financier ».

C'est là que le bât blesse, surtout quand on lit un peu plus loin (art.8) qu'il s'agirait de « réactualiser ce qui est l'apport propre du socialisme démocratique ».

Une fois de plus, on a l'impression que ce texte veut contenter tout le monde au sein de notre parti, comme nous l'avons écrit ici ce que nous attendons c'est un véritable nouveau parti socialiste, qui au niveau de la gauche européenne donne le « la ».

Toute rénovation basée sur un toilettage de la sociale démocratie européenne ou sur un blairisme à la française ne pourra nous satisfaire, il ne peut en aucun cas s'agir, non plus, de l'adaptation à des fins électorales d'un quelconque courant fabiusien, strauss-kahnien ou autre.

Le fait d'être un parti réformiste, ce qui est une base nécessaire à notre rénovation, ne doit pas  nous limiter dans des propositions floues et imprécises et si  il est vrai que « la transformation sociale radicale » que nous souhaitons « ne se décrète pas » il est nécessaire d'en définir les contours pour indiquer le cap aux français.

Et c'est là-dessus que ceux qui se reconnaîtront nous rejoindront.

Le document proposé est une base, c'est la première étape vers la construction d'un nouveau Parti Socialiste, il ne dispense absolument pas du débat, au contraire.

                                                                                                                                                                                      Gérard RM21

Publié dans RENOVATION

Commenter cet article