SARKOZY, LA POLITIQUE SOCIALE et le P.S.

Publié le par Rénover Maintenant 21

SARKOZY n'a qu'une logique, celle du néolibéralisme anglo-saxon et du capitalisme financier, en dehors de toute vision cohérente pour l'avenir des français qui travaillent.Il a déclaré récemment que les comptes sociaux ne devaient pas plomber le budget de l'Etat. L'affaire  de la carte « famille nombreuse» en est la parfaite illustration : alors, y a-t-il eu cafouillage ou reculade ?

Toute l'action de SARKOZY et du gouvernement FILLON consiste à faire tendre vers zéro les comptes sociaux, c'est-à-dire en clair à supprimer toute politique de solidarité nationale dont ils sont l'expression budgétaire et de la reporter sur des systèmes privés dont on voit facilement qu'ils ne peuvent bénéficier qu'aux plus aisés.

Dans la foulée de la déclaration de SARKOZY sur les comptes sociaux, le gouvernement FILLON par la voix de son sous ministre BUSSEREAU annonce la fin du financement de la carte «famille nombreuse» par l'Etat et précise qu'elle fera partie désormais de la politique commerciale et tarifaire de la SNCF devenue par la grâce de la création de RFF, bénéficiaire.

Bien évidemment si l'on veut que cette entreprise reste bénéficiaire, il faut bien qu'elle fasse payer ses services, y compris la carte «famille nombreuse», il n'y a pas de miracle.

Il s'agissait donc bien de la suppression pure et simple de la carte « famille nombreuse» un des éléments d'une politique de la famille basée sur la solidarité nationale, donc d'une volonté politique claire de SARKOZY en cohérence avec ses idées néolibérales.

Il n'y a pas eu cafouillage mais reculade passagère.

Reculade qui permet d'ailleurs à SARKOZY d'apparaître comme le sauveur de la politique sociale et peut-être de gagner quelques points dans les prochains sondages au détriment de FILLON !

Cette « affaire » de la carte « famille nombreuse » avait d'ailleurs été précédée du mauvais coup que SARKOZY envisage de porter au RSA, cher à Martin HIRSCH, où l'on a aussi entendu des voix discordantes au sein de la majorité.

Pendant ce temps, des émeutes de la faim éclatent en Egypte, Haïti, au Burkina Fasso...du fait de la flambée des prix des céréales.
Tout cela doit bien faire comprendre que dans le monde d'aujourd'hui il n'y a pas trois choix possibles mais seulement deux : ou bien on continue sur la base d'un capitalisme financier mondialisé et du néo-libéralisme anglo-saxon avec le triomphe du chacun pour soi et tout de suite avec tous les effets néfastes sur l'environnement, sur les plus démunis qui seront de plus en plus nombreux que l'on commence à constater ou bien on bâtit un nouvel ordre économique et  social basé sur la solidarité et l'humanisme qui permette à chacun de vivre dignement et qui protège l'écologie et l'environnement.

Les socialistes doivent être moteur dans cette construction et en particulier les socialistes français.

Depuis le congrès de DIJON, nous avons milité, avec Arnaud MONTEBOURG  pour la construction d'un nouveau parti socialiste, pour sa rénovation ; il semble enfin que ce message soit entendu et partagé à l'intérieur de notre parti.

Cette rénovation ne saurait s'accommoder de petits arrangements d'appareils, il s'agit d'une grande ambition et, s'il se trouve des français qui on pu croire un instant que BAYROU pouvait représenter un réelle alternative et que considérant qu'ils se sont trompés (voire qu'ils ont été trompés) nous rejoignent sur nos valeurs,  c'est tant mieux.

Mais le centre institutionnel, qu'il s'appelle Nouveau Centre ou MoDem, est à droite et ne peux être associé en tant que tel au renouveau de la gauche.

Encore une fois il s'agit de proposer une véritable alternative aux français, une redistribution complète des cartes, il ne s'agit pas de savoir comment gagner la prochaine élection municipale.

Publié dans RENOVATION

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