ET MAINTENANT...?

Publié le par Rénover Maintenant 21

undefinedLes élections municipales et cantonales sont donc passées.
La gauche, et le P.S. semblent effectivement effectuer une remontée, toutefois compte tenu du mélange des genres, il est difficile de discerner avec précision les différents facteurs de cette remontée.
Listes PS avec MoDem, sans MoDem, soutenues ou pas par le MoDem, des listes MoDem contre des listes PS, listes PS avec des représentants de l’UMP, listes PS soutenues par l’UMP !
Bref, il est plus que temps que cela se termine et il ne faut surtout pas que cette progression du PS permette aux penseurs de Solférino d’en conclure que leur stratégie était la bonne et qu’il faut continuer ainsi.
Ces élections doivent mettre un point final à un cycle ouvert en 1971 à EPINAY.
Pour les socialistes s’ouvre maintenant la période de la rénovation.
 
Aujourd’hui les français se déterminent politiquement sur une réalité et deux mensonges.
 
La réalité, c’est la mondialisation : c'est un fait que l'on ne peut nier.
 
Le premier mensonge, c’est que, sur le plan économique, cette mondialisation ne pourrait être que néolibérale. Il repose sur l’idée que les normes, que le système capitaliste néo-libéral a lui-même construites dans son propre intérêt, seraient naturelles et incontournables, et qu’elles seraient les seules normes adaptées à l’intérêt général.
Ce premier mensonge est colporté tous les jours par le MEDEF et ses agents de propagande que sont le président de la République et son gouvernement d’une part et les médias d’autre part.
 
Le second mensonge, c’est que l’on pourrait s’affranchir d’une économie libérale immédiatement. Cette affirmation se heurte à la réalité de la mondialisation, sauf à imaginer une révolution à l’échelle de la planète
Le second mensonge est véhiculé par les tenants de la gauche de la gauche.
Il faut donc imaginer une autre voie, il ne s’agit évidemment pas d’imaginer une troisième voie de type blairiste qui relève plus de la pratique politique, pour ne pas dire de la tactique, que d’une idéologie.
 
Ce dont a besoin le P.S. c’est de se reconstruire sur une idéologie.
 
La gauche et singulièrement le P.S. a toujours eu une tradition de combat pour conquérir des droits, aujourd’hui et on le voit bien avec la politique menée depuis 5 ans et qui s’accélère avec SARKOZY, le combat de la gauche doit d’abord se concentrer sur la préservation des droits acquis pour pouvoir envisager de nouveaux progrès.
Il ne s’agit pas de s’arc-bouter sur des droits rendus obsolètes par l’évolution de la société mais de préserver globalement les intérêts des travailleurs qui produisent les richesses.
Le système néo-libéral porte en lui sa propre destruction à terme, et ce qui se passe aujourd’hui en est la preuve. La crise des subprimes avec la spéculation, ignoble, sur la pauvreté, la faillite du système bancaire américain conduisent certains chroniqueurs très libéraux à imaginer qu’il faille nationaliser les établissements en situation de faillite, c’est un comble ! et pourtant c’est ce que le gouvernement anglais a déjà fait avec la nationalisation, temporaire, certes, de la banque Northern Rock.
Pourra-t-on encore longtemps supporter un système dans lequel on socialiserait les pertes et on privatiserait les bénéfices, un système où, en dehors de tout problème d’approvisionnement, le pétrole est devenu une valeur refuge où des spéculateurs sans morale continuent à s’enrichir sur le dos des travailleurs.
 
Le parti socialiste ne peut pas, ne doit pas, s’inscrire dans une telle logique.
 
Ces dernières années, sous couvert de la mondialisation l’Etat s’est désengagé au profit du marché (privatisations) mais ne s’est jamais réformé au profit du citoyen.
 
Il s’agit bel et bien pour le P.S. d’élaborer une nouvelle philosophie politique et économique qui, dans le cadre de la mondialisation, organisera la justice et la solidarité.
Une nouvelle philosophie politique qui s’inscrit dans  l’économie de marché mais rejette le libéralisme et le capitalisme financier et en constitue une véritable alternative et non une variante sociale du libéralisme.
Le Parti Socialiste porteur historique de ces valeurs a donc le devoir de montrer le cap et de dessiner les contours de ce que sera son idéologie politique qui n’a rien à voir avec de pauvres accords de circonstance avec le MoDem.

Publié dans RENOVATION

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