
Dimanche après midi pas comme les autres, et malgré le beau temps, en partie devant la télé. D'habitude, j'attends Serge MOATI et Ripostes aujourd'hui c'est Michel DRUCKER et Vivement Dimanche !
Il faut dire que l'invité est atypique pour ce genre de rendez-vous : Olivier BESANCENOT.
Le débat a eu lieu, partout dans la presse et y compris à la LCR : fallait-il qu'il y aille ou non ?
Les témoignages de l'infirmière des usines Reynolds ou de cette ouvrière du nord, l'intervention sur la pénibilité au travail, des informations aussi simples que la plupart des agents de La Poste ne sont plus des fonctionnaires et que lorsqu'ils font grève ils ne sont pas payés, le tout ponctué par des chansons de valeur, comme « les mains d'or » de Bernard LAVILLIERS, ont peut-être permis à des téléspectateurs habituels de cette émission d'ouvrir les yeux sur des réalités qu'ils ignoraient, encore faut-il qu'ils aient eu l'ouverture d'esprit de rester devant leur téléviseur...
Cette présence des hommes et des femmes politiques de gauche dans les émissions de divertissement, ou « pipole » fait effectivement débat.
Dans un passé récent Arnaud MONTEBOURG, piégé par Stéphane BERNE sur Canal+, avait tiré la sonnette d'alarme, plus récemment Ségolène ROYAL a été beaucoup critiquée pour avoir elle aussi participé à l'émission de DRUCKER.
Olivier BESANCENOT a bien fait de participer à cette émission car il semble (et à qui en revient le mérite?) qu'il ait pu aborder les sujets qu'il voulait avec les invités qu'il souhaitait.
A chaque fois qu'il est possible de toucher un auditoire différent, il est intéressant pour les hommes et les femmes de gauche, qu'ils s'expriment à la télévision pour peu qu'ils ne se laissent pas entraîner sur un terrain qui ne doit pas être le leur : la vie privée, et qu'ils soient présents pour défendre leurs idées.
Depuis une
semaine, partout dans la presse et à la télé on se répand en célébration et en bilan de la première année d'exercice du pouvoir par SARKOZY.
Cette première année est incontestablement, mais dramatiquement, un succès pour le tandem SARKOZY -FILLON .
Depuis un an SARKOZY enferme progressivement mais inéluctablement la France et les français dans l'enfer du libéralisme économique et du capitalisme financier et, peut-être, de façon irréversible.
Cette politique n'est pas nouvelle, cela fait maintenant 6 ans que RAFFARIN a commencé à la mettre en place, simplement elle s'accélère, s'amplifie et avec en prime le cynisme de SARKOZY.
Il y avait une candidate anti-libérale, crédible et en capacité d'être élue : Ségolène ROYAL, mais voilà, pour des raisons obscures une partie de la gauche et du PS, du simple militant aux dirigeants, a tout fait pour qu'elle soit battue donnant, par articles de presse, blogs, intervews interposés, des arguments à la droite.
Un autre comportement au sein du P.S. aurait certainement abouti à une autre écriture de l'histoire de cette année écoulée, lire l'excellent billet de Philippe BAUMEL.
Ce sinistre épisode doit nous faire sérieusement réfléchir.
Une offre de gauche, crédible, efficace, capable de nous sortir du néo-libéralisme peut-elle se contenter du changement de nom du parti ou de la psalmodie du nom de Jaurès ?
Certainement pas.
Alors disons le clairement, aujourd'hui plusieurs candidats au poste de premier secrétaire du P.S., sous couvert de compétence, d'expérience, de volonté de bien faire, toutes choses par ailleurs très louables, s'offrent à diriger le PS avec, en filigrane, une seule idée en tête : préparer le terrain pour leur leader : Bartolone (Fabius), Moscovici (DSK) ou pour eux-mêmes comme Delanöe (avec le soutien de Jospin); non merci, ces gens ont mené le PS à l'échec ou ont tout fait pour faire échouer la candidate du PS en 2007; ceux-là ne rénoveront pas le P.S.
A ce petit jeu c'est le remake de 2007 assuré.
Alors ça suffit !
Les expériences européennes et singulièrement, l'expérience italienne doivent nous éclairer : la sociale-démocratie, le social-libéralisme, tout rapprochement avec le Centre, qui historiquement sous la Vème République, a toujours été à droite, ça ne marche pas.
Il n'y a pas d'autre alternative pour le P.S, face au libéralisme que d'inventer le socialisme du 21ème siècle.
Le congrès se profile et une procédure d'apparence démocratique doit nous y conduire en passant par l'amendement puis l'adoption par les militants de la déclaration de principes.
Cette déclaration a supprimé le mot de révolution, sans doute il faisait peur, et pourtant pour le P.S. il s'agit bien d'engager la France dans une révolution c'est-à-dire un changement profond dans la structure politique et sociale de la société, en abandonnant le libéralisme économique et en proposant une vraie politique de solidarité dans tous les domaines sans laquelle rien n'est possible.
Alors, les militants du P.S. doivent se mobiliser, faire que la déclaration de principes soit le cadre d'une véritable alternative au libéralisme économique et que
le PS s'affirme en tant que seule force d'opposition crédible à SARKOZY.
GérardRM21

Arnaud MONTEBOURG
Député de Saône & Loire
Président du Conseil général de Saône & Loire
Christian PAUL
Député de la Nièvre
Conseiller Régional
Philippe BAUMEL
Président de UDESR 71
Conseiller Régional
Vous invitent au
MONT BEUVRAY
Lundi de Pentecôte 12 mai 2008
Rendez-vous au sommet à 12h30 - pique-nique tiré du sac
Venez nombreux!
Le site de France5 annonçait la participation d'Arnaud MONTEBOURG à l'émission "Ripostes" de ce dimanche 27 avril et nous avons eu droit à
Marilyse LEBRANCHU pour représenter le P.S., sans aucune explication de la part de Serge MOATI.
Dommage, mais l'émission était comme d'habitude très intéressante et peut être vue en vidéo dès 20h00 sur le site de Ripostes.
Ce devait être l'évènement, la grande explication, tout allait redevenir possible !
Le soir de l'élection présidentielle, certains ont raillé l'attitude de Ségolène ROYAL et disaient qu'il faudrait peut-être lui dire qu'elle avait perdu.
Il faudrait peut-être aussi prévenir SARKOZY qu'il est président et que la campagne est finie, le temps des promesses est révolu, il doit agir
et agir pour le bien de tous les français et en particulier des plus défavorisés.
Les seules erreurs qu'il se reconnaisse sont des erreurs de communication...
Le bilan de la soirée : 260 000 € pour produire l'émission, 2 à 3 millions de téléspectateurs en moins par rapport à ses précédentes prestations et tout ça pour avoir confirmation que,
comme le dit Jean-Luc MELENCHON, « la révolution libérale est en marche ».
SARKOZY organise la solidarité à sa manière : les plus démunis payent pour les pauvres et les malades se débrouillent entre eux, jeudi soir, on n'a rien appris de plus, autrement dit beaucoup de bruit pour rien !
Après un an de pouvoir sarkoziste, les français commencent à comprendre. C'est vrai les choses n'ont pas été clairement dites par le candidat et le président n'est toujours pas très clair, mais l'évidence est là : SARKOZY et son collaborateur FILLON enfonce la France dans le libéralisme économique et le capitalisme financier et de ce point de vue ils réussissent assez bien !
Pour faire simple cette doctrine nie à l'Etat la pertinence de son intervention dans l'économie affirmant qu'elle produit elle-même sa propre régulation. Sarkozy a donc mis en place une politique de désengagement massif de l'Etat, sous couvert de modernisation il détruit à la fois le système social et les services publiques, les deux piliers de la solidarité.
Or aujourd'hui, on constate, avec la crise des subprimes, l'envolée des cours des matières premières et des produits agricoles, le nombre croissant de travailleurs en dessous du seuil de pauvreté que l'auto régulation du système ne marche pas et que le libéralisme tel qu'il a été promu par les anglo-saxons nous mène à la faillite et à la famine.
Cet échec est patent et la preuve nous en est donnée par la Grande Bretagne blairiste, qui après avoir nationalisé la banque Northen Roc vient par sa banque centrale d'injecter 60 Mrds d'euros dans le système bancaire anglais en faillite, mais il nous donne aussi la preuve que l'Etat doit réguler le système.
Cette régulation par l'Etat est indispensable dans le cadre d'une politique de développement durable et de protection de l'environnement, et d'une façon plus générale dans l'organisation de la solidarité.
Face à la faillite de ce système dans lequel le pouvoir en place nous entraîne, la « déclaration de principes » du Parti Socialiste arrive à point nommé.
Le préambule semble donner le ton : « humanisme », « société solidaire », « sauvegarde de la planète » , c'est bien le moins que l'on pouvait espérer. Il dénonce (art.6), mollement, une « mondialisation dominée par le capitalisme financier ».
C'est là que le bât blesse, surtout quand on lit un peu plus loin (art.8) qu'il s'agirait de « réactualiser ce qui est l'apport propre du socialisme démocratique ».
Une fois de plus, on a l'impression que ce texte veut contenter tout le monde au sein de notre parti, comme nous l'avons écrit ici ce que nous attendons c'est un véritable nouveau parti socialiste, qui au niveau de la gauche européenne donne le « la ».
Toute rénovation basée sur un toilettage de la sociale démocratie européenne ou sur un blairisme à la française ne pourra nous satisfaire, il ne peut en aucun cas s'agir, non plus, de l'adaptation à des fins électorales d'un quelconque courant fabiusien, strauss-kahnien ou autre.
Le fait d'être un parti réformiste, ce qui est une base nécessaire à notre rénovation, ne doit pas nous limiter dans des propositions floues et imprécises et si il est vrai que « la transformation sociale radicale » que nous souhaitons « ne se décrète pas » il est nécessaire d'en définir les contours pour indiquer le cap aux français.
Et c'est là-dessus que ceux qui se reconnaîtront nous rejoindront.
Le document proposé est une base, c'est la première étape vers la construction d'un nouveau Parti Socialiste, il ne dispense absolument
pas du débat, au contraire.
Gérard RM21