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RENOVER,MAINTENANT 21
" La rénovation c'est d'abord un laboratoire d'idées permettant une autre
conception du monde, car les socialistes veulent changer le monde."
Depuis plus de 10 ans le Parti Socialiste n'a pas pu (pas su, pas voulu?) renouveler l'offre politique à gauche du fait des divisions entre courants.
François HOLLANDE qui n'avait pas de courant majoritaire vivait de ces divisions qui se sont accumulées.
Les questions de fond, comme la suprématie du politique sur l'économique, n'ont jamais été posées et le P.S. n'a jamais été préparé à y répondre.
Malgré quelques avancées durant la campagne présidentielle de 2007 (la question de la VIème République, taxe carbone...) rien n'a été fait et au congrès de REIMS les
confrontations entre personnes ont atteint leur paroxysme.
Pour espérer remporter la victoire en 2012 il faut d'abord mettre fin à ces confrontations qui stérilisent le débat de fond et entaînent le Parti à sa perte, ensuite renouer le dialogue avec le
peuple et enfin organiser le rassemblement de toutes les Gauches tout en marginalisant l'extrême gauche et le MoDem.
La seule solution pour satisfaire ces trois conditions simultanément, c'est l'organisation de primaires ouvertes à tous ceux qui se
reconnaissent dans les valeurs fondamentales de la Gauche.
Dans le cadre du Secrétariat National à la Rénovation, Arnaud MONTEBOURG préside la commission pour l'organisation de primaires ouvertes.
Cette commission, qui regroupe les représentants de toutes les composantes du P.S. (voir ici la composition complète), s'est prononcée à une large majorité en faveur de l'organisation d'une telle consultation ; seuls les représentants de Laurent FABIUS et François HOLLANDE ont voté contre.
Edwy PLENEL, sur Médiapart, a adressé une lettre ouverte au Parti Socialiste et à ses
dirigeants intitulée :"Lettre à ces socialistes qui nous désespèrent".
Arnaud MONTEBOURG lui répond :
"Votre apostrophe , cher Edwy Plenel, appelle quelque réponse tant elle repose sur un diagnostic que le Parti
socialiste semble être incapable d'établir. Je le dis au lendemain d'un triste Conseil national où aucune analyse d'ensemble suffisante n'a été proposée pour comprendre ce qui s'est passé
dimanche. Et je ne dirai rien des solutions imaginées pour sortir de l'impasse dans laquelle nous nous sommes enfermés. Elles sont loin de nous porter à rebondir, pour l'instant et en l'état. Ce
diagnostic, le vôtre, rejoint donc le mien. Il a, à mes yeux, trois dimensions."
document AFP
Les résultats des élections européennes et la défaite nette du Parti Socialiste sont-ils de même nature que ce qui s'est passé le 21 avril 2002 ? Certainement, si l'on considère qu'il
s'agit là d'un marqueur de l'état de notre parti.
Habituellement, les élections de ce type servent à donner un avertissement au pouvoir en place.
Dimanche, par leur vote et encore plus par leur refus de voter, c'est à l'opposition que les français ont voulu donner un avertissement, à la gauche et singulièrement au parti Socialiste.
Alors, nous devons tenir compte de cela, ne pas recommencer l'erreur de 2002 et, au motif que nous devons préparer les prochaines élections régionales, refuser d'engager la refondation doctrinale
du P.S., maintenant.
L'humanité a, selon les scientifiques, dix ans pour redresser la barre et ne pas entraîner la Terre à sa perte ; le P.S. à six moins pour ne pas disparaître.
Il est facile aujourd'hui, pour certains de nos camarades de dire qu'ils avaient prédit cette défaite : cette défaite elle est collective puisqu'elle est l'aboutissement de six années
de refus de la rénovation par la précédente direction.
Alors arrêtons une fois pour toute les mauvais procès, les idées étranges, les solutions toutes faites qui auraient les mêmes effets qu'un pauvre vernis sur une peinture toute
craquelée.
Nous avons une première secrétaire compétente, qui a l'expérience nécessaire à la conduite des affaires, nous avons un secrétariat national à la Rénovation, nous avons un Laboratoire de Idées
avec des camarades tout aussi compétents et surtout nous avons des militants, encore nombreux et prêts à s'investir pour peu que l'on prenne en considération leurs propositions plutôt que de se
lancer dans de sombres calculs stratégiques pour conserver ou conquérir un siège d'élu local.
Alors, CA SUFFIT, BASTA ! Et si un jour il faut changer le nom du Parti, s'il faut installer son siège dans le 9-3 ou dans le LARZAC ce sont les militants qui en décideront mais avant
il aura fallu redonner à notre parti une nouvelle doctrine socialiste.
« C'est une claque méritée. Nos électeurs n'en peuvent plus d'attendre l'évolution et la transformation en profondeur du Parti socialiste, englué dans ses
querelles, son immobilisme et son enfermement sur lui-même. Ce n'est pourtant pas une victoire pour l'UMP. Isolée dans sa forteresse à 28 %, sans alliés, sans soutiens autres qu'elle-même.
D'ailleurs, le total des voix de gauche est largement supérieur à celui des voix de droite, montrant que si la gauche se transforme et s'unit, elle sera en mesure de proposer une alternative au
pays et de faire basculer l'histoire.
Je vais désormais m'attacher à construire le nouveau parti de toutes les gauches, rejetant dans le passé obscur les querelles de pouvoir au sein du Parti socialiste et les divisions inutiles
d'une gauche qui a une autre vision de la société et du monde à défendre. Les grandes primaires populaires ouvertes à toute la gauche pour désigner le leader à l'élection présidentielle qui
affrontera Nicolas Sarkozy est la première étape à faire accepter au Parti socialiste. Ces primaires auxquelles tous les français devront être associés nous aideront à restructurer notre relation
avec les français et retrouver le goût de l'écoute d'une France qui a besoin plus que jamais d'une gauche moderne et créative. »
Arnaud MONTEBOURG
Député de Saône-et-Loire et Président du Conseil général de Saône-et-Loire
Il y a bientôt une semaine disparaissait en vol, un
Airbus de la compagnie aérienne Air France qui assurait la liaison RIO - PARIS avec plus de 200 personnes à bord.
Dans sa livraison du 3 juin, au lendemain de la catastrophe? Charlie Hebdo titrait « 228 disparus... 228 abstentions de plus aux Européennes».
Cette une s'inscrit dans la tradition du journal, qui en 1970, au moment de la mort du général de GAULLE, huit jours après l'incendie du dancing le 5-7 qui avait fait 170 morts, avait titré « Bal tragique à Colombey, un mort ». Monsieur LEFEBVRE s'en est indigné.
Le lundi, en début d'après midi, le titre BNP Paribas perdait 2,28%, dans un marché en nette hausse de 2,17%, suite à une rumeur selon laquelle des dirigeants de la banque se seraient trouvés dans l'avion, rumeur vite démentie...tout le monde était rassuré, y compris Monsieur LEFEBVRE !
A l'approche de l'épreuve de philo du bac, il y a, sans doute, là matière à réflexion...
Voilà, dans cinq jours, nous voterons - enfin combien serons-nous à voter ? - pour élire
les parlementaires qui siègeront à STRASBOURG, et la droite, aidée en cela par des médias totalement acquis à sa cause, aura réussi à escamoter la campagne, une vraie campagne avec
confrontation des idées et des programmes.
Le contexte lui est très défavorable puisque cette élection intervient au moment même où l'échec du libéralisme économique et du capitalisme financier, dont l'UMP et le Nouveau Centre se
réclament, est avéré, alors SARKOZY choisit de parler de l'insécurité pour rassurer sa base traditionnelle laissant à son porte flingue favori le soin de rappeler dans quel camp ils se trouvent
en lançant l'idée de faire travailler les malades, les femmes enceintes et les jeunes mamans.
Inutile de revenir sur le grotesque de cette proposition, toutefois elle montre deux choses : la première, et François REBSAMEN l'a, fort justement et fortement, rappelé lors du meeting de
DIJON le 25 mai dernier, SARKOZY est enfermé dans cette idéologie ultra libérale qu'il met en œuvre depuis son élection, c'est un idéologue sectaire pour qui la pseudo ouverture n'est qu'une
manière d'anéantir ses adversaires, la seconde c'est qu'il ne changera pas.
Son discours actuel n'est là que pour masquer cette double vérité.
Son slogan de campagne « Quand l'Europe veut, elle peut » montre qu'il ira au bout de sa logique idéologique.
Mais son discours actuel masque une autre vérité, c'est que c'est la panique à l'Elysée : avec 55 % d'abstentions et 25% pour l'UMP et ses amis (Nouveau
Centre, Les Progressistes et la Gauche Moderne) si ces derniers sondages publiés (CSA) se vérifient, ce ne sera pas flamboyant !
Lorsque l'on ouvre le « 4 pages » de l'UMP qu'y trouve-t-on ? SARKOZY, FILLION et BARNIER.
Si les français veulent changer l'Europe, maintenant, ils ne doivent pas se laisser abuser par l'utilisation, par ces trois là, des mots « Europe qui protège », « Europe solidaire », comme ils ont été trompés par la campagne présidentielle de SARKOZY .
Ils ont, par leur action, depuis maintenant plus de 7 ans, contribué à engager la France dans ce système libéral néfaste pour ceux qui vivent uniquement de leur
travail, c'est à dire de la majorité des français et des européens.
Alors, il n'est pas trop tard!
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Arnaud MONTEBOURG Député de la Saône-et-Loire Président du Conseil Général de Saône-et-Loire |
Christian PAUL Député de la Nièvre Vice Président du Conseil Régional de Bourgogne |
vous convient le :
Lundi 1er Juin à 12h
à
l'ascension du Mont Beuvray
Pique nique et discours au sommet
Rendez-vous devant le musée de Bibracte 71990 Saint Léger-sous-Beuvray
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